Itsandra Djumwa-shongo et Washili ont officiellement lancé leurs polices municipales. Une volonté nationale de renforcer la sécurité de proximité, la décentralisation et la cohésion sociale dans les communes.
Les communes d’Itsandra Djumwa-shongo et de Washili ont mis en place officiellement leurs polices municipales. À Samba-Kuni, la cérémonie consacrant ce dispositif de sécurité communale s’est tenue le vendredi 23 janvier dernier. En présence de plusieurs des autorités, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, Mohamed Abderemane Boina Foumou (Mab Elhad), a prononcé le discours au nom de son ministre Mohamed Ahmed Assoumani. Il a déclaré que «la mise en place de la police municipale d’Itsandra Djumwa-shongo n’est pas un acte isolé», mais «l’expression d’une politique publique fondée sur la décentralisation, la prévention et la proximité avec les citoyens». Placée sous l’autorité du maire, cette police est appelée à assurer le bon ordre, la sûreté, la salubrité et la tranquillité publique, tout en privilégiant le dialogue, la médiation et la cohésion sociale. Le message ministériel a également rappelé la nécessité de faire de la police municipale «un acteur de prévention et de régulation sociale, complémentaire de la police nationale et de la gendarmerie, et non une force concurrente». S’appuyant sur les expériences des autres communes, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’engagement d’un processus de structuration et d’harmonisation des polices municipales.
Une démarche poursuivie à Washili
La création d’un comité de concertation permanent entre le cabinet du ministre et l’Association des polices municipales traduit cette volonté d’encadrement, de professionnalisation et de coordination durable. Ce cadre vise notamment l’organisation et le fonctionnement des polices communales, la prévention des abus, la clarification des compétences entre forces de sécurité, ainsi que la coordination entre l’État, les gouvernorats et les mairies, avec l’appui de partenaires techniques.
Le dimanche 25 janvier, un événement similaire s’est tenu dans le Washili, avec la mise en fonction officielle des polices municipales des communes de Washili ya djuu et Washili ya mbwani, accompagnée de la remise d’attestations aux agents formés par l’Union des polices municipales. La cérémonie a réuni le gouverneur de Ngazidja Ibrahim Mze Mohamed, le conseiller diplomatique du chef de l’État Djaé Ahamada Chanfi, le chef du protocole présidentiel Charif Maoulana, le député Chatoi Abdou Mohamed, ainsi que des autorités locales. Le maire de Washili ya djuu, Said Ankil, a remercié l’assistance et salué l’implication du lieutenant Youssouf Moissi, chargé des formations pour la gendarmerie, et du commissaire central de la police nationale, Abylyassry Aboulayth.
Le responsable de l’Union des polices municipales, Said Mohamed Youssouf, a plaidé pour la sensibilisation des communautés et des chefs locaux afin de soutenir ces jeunes volontaires «motivés sans solliciter d’appui financier ni logistique, mais plutôt technique». Il a indiqué que l’Union œuvre pour la paix dans les 28 communes de Ngazidja, avec déjà 163 polices municipales instaurées dans 204 villages.De son côté, le commissaire central Abylyassry Aboulayth a insisté sur le rôle majeur de la jeunesse dans le maintien de la paix. Enfin, le gouverneur Ibrahim Mze Mohamed a promis d’accompagner ce mouvement jusqu’à l’adoption d’un cadre réglementaire des polices municipales en Union des Comores, et a salué l’initiative, la mobilisation des autorités et l’accueil reservé par la ville de Kwambani.




