À Itsandzeni, la commune de Nyumamdro a lancé sa police municipale avec l’appui du Groupe Solidarité, visant à renforcer la sécurité de proximité et prévenir les conflits locaux.

 

À Itsandzeni, dans la région de Hamahame, la commune de Nyumamdro a officiellement franchi une étape dans le renforcement de la sécurité locale avec la mise en place de sa police municipale. La cérémonie s’est tenue ce dimanche 19 avril 2026, aux environs de 11 heures, en présence des autorités locales et régionales, des représentants de la gendarmerie nationale à travers la brigade de Kwambani, de la police nationale, ainsi que de l’Union des polices municipales et de l’Association des maires. L’événement a débuté par la lecture de versets coraniques, suivie du mot de bienvenue du chef du village, Ahamada Ali. Ce dernier a plaidé pour «un appui du ministère de l’Intérieur aux sanctions communautaires portées par la notabilité», considérées comme un levier supplémentaire pour renforcer la sécurité au niveau local.Prenant la parole, la maire de Nyumamdro, Antufia Ibrahim Mbaé, a exprimé sa reconnaissance envers le Groupe Solidarité, une association comorienne basée en France, pour son soutien en matière de formation et d’équipement des agents municipaux d’Itsandzeni. Elle a rappelé les missions assignées à cette nouvelle police de proximité, insistant sur son rôle dans la prévention des comportements déviants et dans la promotion du développement communal. 

Une sécurité de proximité plus efficace

L’élue a également affiché son ambition d’étendre ce dispositif aux huit autres localités de la commune. «La police est là pour notre sécurité, pour encadrer et accompagner, et non pour s’opposer», a-t-elle déclaré. Le vice-président du Groupe Solidarité, Mouhtar Mohamed Hassane, alias Lasalas, a, pour sa part, présenté les actions de son organisation avant de procéder à la remise d’un lot d’uniformes, de kits de communication et de moyens de déplacement aux agents. Une initiative saluée par le secrétaire de l’Union des polices municipales de Ngazidja, Saïd Mohamed Youssouf, qui a insisté sur l’importance pour les communes de se doter de dispositifs de sécurité locale afin de garantir la paix sociale et la libre circulation. Il a notamment appelé à un accompagnement accru des populations et des autorités locales, estimant que cela contribuerait à réduire les conflits intervillageois, souvent alimentés par les jeunes. Il a par ailleurs annoncé l’élaboration en cours d’un manuel de formation et des démarches pour encadrer juridiquement les polices municipales.


Le préfet de la région, Saïd Ali, a salué cette initiative, qu’il considère comme un pas important vers une sécurité de proximité plus efficace. Il a mis l’accent sur la nécessité de lutter contre les violences, notamment les viols et les actes de barbarie, tout en regrettant la disparition progressive des mécanismes traditionnels de régulation sociale. Il a appelé la localité d’Itsandzeni à assumer pleinement ses responsabilités en matière de protection des populations.En clôture, Abdallah Mohamed Mansour, conseiller à l’Association des maires et directeur de cabinet chargé de la défense, a exprimé sa gratitude envers le Groupe Solidarité pour son appui technique. Il a exhorté les agents nouvellement formés à faire preuve d’exemplarité dans l’exercice de leurs fonctions. «Un agent de la police communale qui commet une faute sera sanctionné plus sévèrement qu’un simple citoyen», a-t-il averti, avant de rappeler que leur mission «s’étend à l’ensemble de la commune de Nyumamdro, et non à la seule localité d’Itsandzeni».