Après plusieurs incidents maritimes enregistrés en 2025, les autorités comoriennes ont renforcé les inspections des navires avant leur départ des ports. La commission chargée des contrôles affirme n’avoir relevé aucun incident lié à une défaillance technique ou à un manque de carburant depuis la mise en place du nouveau dispositif.
Les autorités comoriennes poursuivent le renforcement des mesures de sécurité maritime afin de réduire les risques d’accidents en mer. Selon le président de la commission d’inspection, Azhar Saïd, les premiers résultats des contrôles effectués avant les départs des navires sont encourageants.Interrogé lundi dernier par Al-watwan, ce responsable a indiqué qu’aucun incident lié à un problème technique ou à une insuffisance de carburant n’a été constaté depuis l’entrée en vigueur des inspections renforcées. Ces contrôles visent à s’assurer que les navires opérant dans les eaux comoriennes respectent les normes de sécurité exigées.
Cette nouvelle politique intervient dans un contexte marqué par plusieurs accidents maritimes survenus au cours de l’année 2025.
Le dernier en date concerne le naufrage du navire Hai Yuan 05, battant pavillon malgache, qui a sombré le 10 septembre 2025 dans le port de Moroni. Le dispositif de contrôle a été instauré dans le cadre de la note circulaire n°25-713/MTMA/CAB signée le 21 juillet 2025 par la ministre des Transports maritimes et aériens, Hassane Aleine Yasmine. Le texte prévoit plusieurs mesures destinées à renforcer la sécurité de la navigation et à protéger les vies humaines en mer.
Désormais, les navires assurant des liaisons de cabotage au niveau national ou régional doivent obligatoirement être inspectés avant leur départ. Les agences de représentation maritime sont également tenues d’informer les autorités 48 heures à l’avance de tout départ prévu, afin de permettre l’organisation d’une visite de partance.Lors de ces inspections, les équipes vérifient notamment l’état général du navire, la conformité des équipements de sécurité ainsi que la disponibilité d’une quantité suffisante de carburant pour effectuer la traversée programmée.
La commission chargée de ces opérations réunit plusieurs structures, notamment l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), le ministère des Transports, la Garde-côtes comorienne, le ministère de la Santé, la Société comorienne des ports (Scp) et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’environnement (Inrape).Pour les autorités, ce mécanisme doit contribuer à améliorer le respect des normes nationales et internationales en matière de sécurité maritime et à prévenir de nouveaux drames en mer.



