Le ministère de l’Intérieur et Interpol ont lancé à Moroni une formation de cinq jours destinée aux forces de sécurité pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue transnational organisé.
Le ministère de l’Intérieur, en partenariat avec l’organisation policière internationale, Interpol, a lancé lundi 9 janvier une formation de cinq jours à l’hôtel Itsandra. Cette initiative vise à renforcer les capacités des acteurs de la sécurité nationale engagés dans la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée. Cette formation regroupe plusieurs corps de sécurité, notamment la police nationale, la gendarmerie, la brigade antidrogue, les services des douanes, l’unité des garde-côtes ainsi que la police aux frontières.
Une adhésion officielle en 1998
Elle s’inscrit dans une dynamique de coordination et de montée en compétences pour mieux démanteler les réseaux de trafiquants et saisir les substances illicites circulant sur le territoire. Grâce à l’appui du bureau d’Interpol, outil central de coopération policière internationale, les participants seront formés aux mécanismes de collaboration transfrontalière, au partage d’informations et à la coordination des opérations visant l’arrestation des trafiquants et autres criminels opérant à l’échelle nationale et internationale.Lors de son intervention, le directeur de cabinet du ministère de l’Intérieur, Mohamed Abdérémane Boinafoumoui, a rappelé l’ampleur des enjeux liés au trafic de drogue. «Il est en effet bien connu que la drogue ne constitue pas seulement une source majeure de financement du terrorisme, mais qu’elle est également à l’origine de multiples formes de violences, de la criminalité organisée et d’atteintes graves à la paix sociale», a-t-il déclaré.
Le directeur de cabinet a également rappelé l’engagement du pays au sein de l’OIPC-Interpol, depuis son adhésion officielle le 22 octobre 1998, alors représenté par Abdelkader Mohamed. Une coopération renforcée au fil des années, notamment après la participation à la réunion Honlea de novembre 2004, qui a permis de plaider pour l’ouverture du Bureau central national Interpol à Moroni, concrétisée par la formation de son personnel en avril 2005. Pour sa part, le directeur général de la police, Nassif Kaissane, a insisté sur «le rôle crucial des agents chargés du contrôle des stupéfiants». Il a mis en avant l’importance de la maîtrise des techniques de détection et des procédures de contrôle, la coopération internationale et les meilleures pratiques pour prévenir les activités illicites. Exprimant sa reconnaissance envers les agents, il les a encouragés à faire preuve d’engagement, de responsabilité et d’exemplarité dans l’exercice de leurs missions.




