La gendarmerie a mené un exercice de maintien de l’ordre à Bonovo, ce qui a suscité la réaction de l’opposition à l’approche du 25e anniversaire de l’Accord cadre de Fomboni.
Le jeudi 5 février dernier, à Fomboni, la gendarmerie nationale, en particulier l’escadron de Bonovo, a participé à une formation pratique sur le maintien de l’ordre dans les espaces publics. L’objectif affiché est de former une unité d’intervention rapide capable d’agir en bonne coordination lors de manifestations, afin d’assurer la sécurisation des biens publics. L’exercice a été organisé tôt dans la matinée sur la route menant au palais du gouvernorat de l’île, en face de l’entrée de la gendarmerie nationale.
Les participants étaient divisés en deux groupes : certains en treillis, d’autres en tenue civile jouant le rôle de manifestants. Cette simulation de dispersion de foule visait à recréer des conditions proches de la réalité. Des gaz lacrymogènes ont notamment été utilisés pour reproduire les situations auxquelles les forces de l’ordre peuvent être confrontées lors de manifestations de rue. Cette initiative intervient dans un contexte particulier marqué par des malentendus entre le gouvernement comorien et l’opposition au sujet de la célébration du 25eme anniversaire de l’Accord pour la réconciliation nationale, le 17 février prochain.
L’Opposition unie de Mwali, qui regroupe le mouvement M17, Swauti ya Mwali et le Moleco, a vivement réagi à cet exercice, qu’elle a qualifié de «manœuvre militaire préoccupante». Dans une déclaration signée par sa coordination et adressée aux agents des services de sécurité de l’île, le mouvement a appelé les forces en uniforme à «rester fidèles à leur serment républicain» et à ne pas «servir d’agendas partisans». Parallèlement, les notables et les autorités multiplient les actions de sensibilisation auprès des différentes couches sociales sur l’importance de la célébration de ce vingt-cinquième anniversaire du 17 février, journée déclarée fête nationale par un décret du président de la République.




