L’Inrape accorde deux mois aux producteurs, importateurs et commerçants pour se conformer aux normes alimentaires. Passé ce délai, les produits non conformes pourront être retirés du marché.

 

Lors d’un point de presse organisé hier jeudi 6 août à son siège à Mdé, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’environnement (Inrape)  a appelé les opérateurs économiques à se conformer à la réglementation en vigueur. Cette mise en garde intervient “après une étude menée par l’institut durant sept mois”, et qui “a révélé plusieurs irrégularités dans la commercialisation des produits alimentaires”.

 Selon l’inspecteur général de la sécurité alimentaire, Malida Abdelkader, “de nombreux produits fabriqués localement sont vendus sans indication de date de production ni de date de péremption”, ce qui “prive les consommateurs d’informations indispensables”. L’Inrape dénonce également l’utilisation d’étiquettes de mauvaise qualité dont les inscriptions s’effaceraient rapidement. Une pratique qui empêche notamment les consommateurs de connaître la composition des produits et leurs éventuels allergènes.

 «Les personnes souffrant d’allergies alimentaires doivent pouvoir identifier les ingrédients susceptibles de présenter un risque pour leur santé», a expliqué Malida Abdelkader. Au-delà de la protection des consommateurs, l’institut estime que ces manquements peuvent “affecter l’image des produits comoriens à l’étranger”. Pour permettre aux opérateurs de régulariser leur situation, l’INRAP leur accorde un délai de deux mois. «Nous tirons la sonnette d’alarme et donnons un délai de deux mois aux commerçants pour vérifier leurs aliments avant que nous le fassions à leur place», a déclaré l’inspecteur général.


À l’issue de cette période, les produits qui ne respecteront pas les exigences de la loi alimentaire pourront être retirés du marché. L’Inrape prévoit également de renforcer ses opérations de contrôle dans les différents établissements agroalimentaires du pays. L’institution a par ailleurs signalé que plusieurs unités de production exercent sans agrément ni autorisation. Des irrégularités qui concernent notamment l’hygiène des locaux, la propreté du personnel, ainsi que les conditions de stockage et de présentation des denrées.


Les établissements qui ne disposeront pas des autorisations nécessaires ou qui ne respecteront pas les normes sanitaires s’exposeront à des sanctions pouvant aller jusqu’à la fermeture. L’objectif affiché par l’Inrape est de “garantir des produits plus sûrs” et de “renforcer la confiance des consommateurs”.