Réunis durant quatre jours, des acteurs publics et privés ont évalué le système national de sécurité sanitaire des aliments. Les travaux doivent aboutir à un plan stratégique destiné à renforcer la protection des consommateurs.
Une vingtaine d’acteurs issus de différents secteurs se sont réunis durant quatre jours à l’hôtel Johanna, à Mutsamudu, pour évaluer le système national de sécurité sanitaire des aliments aux Comores. Cette rencontre, organisée dans une approche multisectorielle, vise à poser les bases d’un plan stratégique national destiné à mieux garantir la qualité des denrées alimentaires et protéger les consommateurs.
Les représentants de la Douane, de l’Inrape (Institut national de recherche en agriculture, pêche et environnement) des ministères de la Santé, de l’Environnement, de l’Économie, de la Pêche ainsi que des membres de la société civile ont participé à ces travaux. À travers cette évaluation, les participants ont examiné les mécanismes existants et identifié les pistes d’amélioration nécessaires pour renforcer la coordination entre les différents services concernés.
La mondialisation des échanges alimentaires
À l’issue de l’atelier, la responsable de la sécurité sanitaire des aliments au ministère de la Santé, Moinour Said Soilihi, a présenté une synthèse du document élaboré. Elle a expliqué que cette démarche repose sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués dans la chaîne alimentaire. «Nous avons réuni les principaux acteurs de la sécurité sanitaire des aliments afin d’élaborer un document destiné à renforcer la protection des consommateurs. Des représentants des douanes, des ministères de l’environnement, de la santé et de la pêche, ou encore de la société civile, ont pris part à cette réflexion», a-t-elle indiqué
Selon elle, une démarche similaire a déjà été menée à Ngazidja afin de recueillir les contributions des différentes parties prenantes. L’objectif est désormais d’harmoniser les procédures et les interventions pour construire un plan stratégique national capable d’améliorer le dispositif actuel.
Présent lors de la clôture des travaux, le ministre de l’Environnement, Abubakar Ben Mahmoud, a rappelé l’importance de cet enjeu pour la santé publique et le développement du pays. Il a souligné que les maladies d’origine alimentaire peuvent avoir des conséquences importantes sur la population, l’économie et la confiance des consommateurs. « Dans un pays où près de 75 % de notre consommation alimentaire dépend des importations, l’urgence de mettre en place un système robuste et coordonné est évidente», a déclaré le ministre. Ce dernier a également insisté sur les défis liés à la mondialisation des échanges alimentaires et à la complexité croissante des circuits d’approvisionnement. Pour lui, un incident de contamination peut rapidement dépasser les frontières et affecter un grand nombre de consommateurs. «La sécurité sanitaire des aliments est l’affaire de tous, car elle revêt un caractère profondément multisectoriel», a-t-il insisté.


