Après la rumeur selon laquelle Ethiopian Airlines refuse d’octroyer le billet aux personnes en partance de France pour les Comores et qui veulent passer un séjour de plus de 45 jours, les autorités compétentes mettent les choses au clair en rappelant la loi.


Le directeur général de la police et de la sûreté nationale (Dgpsn), le directeur général de l’agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacm) et le chef d’escale adjoint de la compagnie Ethiopian Airlines, au niveau des Comores, ont convié la presse pour réagir aux propos relayés sur les réseaux sociaux et qui se rapportent aux méthodes de travail de la compagnie Ethiopian Airlines. 


Pour rappel ledit message mettait en garde les Comoriens résidant en France qui souhaitent se rendre aux Comores de se munir de leurs cartes d’identité comorienne pour pouvoir faire plus de 40 jours. A cet effet, les autorités citées ont tenu à rappeler que rien n’a changé. C’est la loi qui est appliquée, à en croire le directeur général de la police et de la sûreté nationale.

 «C’est la règle. Toute personne qui voyage d’un pays à un autre doit se munir des documents civiques demandés, notamment un passeport, un billet et un visa qui est acquis auprès des chancelleries comoriennes. Si on veut venir aux Comores, ces documents sont bien sûr demandés», a-t-il lancé avant d’expliquer que «si on est Comorien, on doit présenter ses documents Comoriens, lesquels permettraient de pouvoir rester aux Comores au-delà de 45 jours si on le souhaite».

L’application stricte de la loi

«Si on est Comorien mais qu’on voyage avec des documents civiques étrangers, on est donc considéré comme un étranger. Donc, on ne peut pas venir aux Comores avec un billet aller-simple, il faut toujours avoir un billet aller-retour. On ne peut pas avoir un visa de long séjour. On se verra octroyer un visa touristique ne dépassant pas 45 jours. C’est la loi. Et nul n’est censé ignorer la loi », a insisté le directeur général de la police et de la sûreté nationale, soulignant que ce dispositif fait suite à la mise en place d’un nouveau système de contrôle aux frontières.

Pour lui, seul un étranger disposant de titre de séjour comorien peut dépasser les 45 jours, c’est-à-dire, sous la forme d’un visa long séjour. 
Même son de cloche pour le directeur général de l’Anacm qui tient à montrer que les agents de comptoir de la compagnie Ethiopian Airlines ont raison d’agir de la sorte. Abdou Mondoha Abdillah a tenu à souligner que toute personne voulant voyager est appelée à se renseigner des conditions de déplacement dans un pays.

 «Les agents de comptoir d’une agence de voyage suivent les règles mises en place par chaque pays. Je tiens ainsi à mettre en garde toute personnes voulant porter atteinte aux compagnies qui desservent dans notre pays sans raisons valables ni justifications, notamment les personnes qui véhiculent les fausses informations», a-t-il déclaré.


Pour sa part, le chef d’escale adjoint de la compagnie Ethiopian Airlines, au niveau des Comores, Omar Ibrahim Omar, a insisté sur le fait que les agents de comptoir de sa compagnie appliquent la loi relative à la sécurité et au contrôle aérien. «Si on dispose pas de documents civiques comoriens, on sera bien sûr interdit de résider aux Comores au-delà de 45 jours. Le billet aller-retour est également exigé», a-t-il été clair là-dessus.