Les autorités, des élus, des cadres, des notables et des chefs religieux ont prié pour le pays à l'occasion de la clôture du traditionnel concours Tilawat al-Qur'an.

 

La grande cour de l’Assemblée nationale a accueilli ce lundi 16 mars, dans la soirée, correspondant à la nuit du destin, une cérémonie de Tilawat al-Qur’an. Cette dernière était marquée par une forte affluence. Cet événement a été organisé par Itihad Juzur Al Qamar, en partenariat avec Comores Télécom et l’Office de la radio et télévision des Comores (Ortc). 


Plusieurs hautes personnalités ont pris part à ce rendez-vous spirituel, notamment le président de la République, Azali Assoumani, entouré de membres du gouvernement. Le gouverneur de Ngazidja, des responsables d’institutions, dont le président de la Cour suprême, ainsi que des notables, Ulémas et intellectuels ont également répondu présents.


A l’occasion, une prière a été formulée, à la demande du chef de l’État, en faveur des musulmans du Moyen-Orient, appelant à la paix et à la fin des violences. C’était un moment empreint de gravité. Pour sa part, Oustadh Ahmad, ancien président de l’Itihad Juzur Al Qamar, a tenu à saluer cette initiative qui, selon lui, participe à raffermir les liens spirituels. Remerciant le chef de l’État pour son accompagnement constant depuis la première édition de ce Tilawat, ce représentant de l’itihad a exprimé sa satisfaction.
 
Des prestations maîtrisées 

«Depuis la première édition qui a eu lieu à la place de l’indépendance, il y a exactement sept ans, le président est toujours présent avec nous et soutient notre initiative», a-t-il rappelé.
Concernant la récitation du Saint Coran, plusieurs lecteurs, hommes et femmes, se sont succédés, offrant des prestations  maîtrisées, dans un silence profond et respectueux. Abdillah Mhadji qui a assisté à cet événement a exprimé sa satisfaction. «Comme une berceuse, chaque verset nous rappelle à l’essentiel. 
Et puis il y a le Tadjwid également qui me fascine beaucoup. «Franchement, nous nous sommes régalé», a-t-il confié, visiblement ému. 


Pour sa part, Karim Ibrahim, entrepreneur, a expliqué que c’est dans des moments comme celui-ci que la foi se renforce. «Je n’étais pas informé de la tenue de cette soirée religieuse. Mais nous sommes dans la nuit du destin et je ne pouvais me permettre de partir sans prendre part au duan et invoquer mon seigneur comme tout bon musulman», s’est-il justifié évoquant l’engouement qui a régné lors de cette cérémonie, surtout avec la participation des femmes. «La foule était tellement nombreuse qu’il n’y avait plus de chaises libres», a-t-il ajouté. Karim Ibrahim a en tout cas espéré que les prochaines éditions seront mieux organisées. 


Visiblement satisfait, le président Azali Assoumani a, de son côté, tenu à remercier les organisateurs pour la réussite de l’événement. Il a ainsi appelé à une réflexion plus approfondie pour pérenniser les activités de ce genre. Il a notamment recommandé aux responsables du ministère de l’Éducation d’«envisager l’intégration officielle de la lecture coranique dans les programmes scolaires». La cérémonie s’est achevée par des invocations collectives, dans une atmosphère apaisée. Une nuit de foi, discrète mais profonde, où la parole coranique a une fois de plus, rassemblé au-delà des statuts et des fonctions.