Après plusieurs étapes dans l’archipel, l’Anho a achevé sa tournée de sensibilisation au hadj, en mettant l’accent sur la préparation physique, spirituelle et organisationnelle des pèlerins.

 

La tournée de sensibilisation au pèlerinage organisée par l’Agence nationale du hadj et de la oumra (Anho) a pris fin le dimanche 28 mars dernier à Kwambani, dans la commune de Ntsigoni, marquant ainsi la clôture d’un vaste programme de formation dédié aux futurs pèlerins. Lancée le 28 février à Mkazi, cette campagne a sillonné plusieurs localités de l’Union des Comores, notamment Fumbuni le 7 mars, puis Mutsamudu à Ndzuani le 14 mars, avant de s’étendre jusqu’à Mayotte. Tout au long de cette tournée, des formateurs et des figures religieuses ont transmis aux participants les connaissances essentielles liées aux concepts et rituels du hadj. Selon les organisateurs, «les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des enseignements reçus».


La cérémonie de clôture à Mayotte s’est déroulée en présence de conseillers, de responsables d’agences agréées ainsi que de représentants d’associations comoriennes. Prenant la parole, le directeur de l’Anho, Mohamed Elfatih Djamalylayl, a rappelé la portée spirituelle du pèlerinage, tout en insistant sur les exigences physiques et mentales qu’il implique. Il a insisté sur le fait que « le hadj constitue un voyage éprouvant, nécessitant une préparation rigoureuse face à des conditions parfois difficiles, mais dont la récompense spirituelle reste inestimable». Le directeur a également exhorté les futurs pèlerins à se préparer efficacement, notamment en vue des prières dans des lieux saints tels que Raudhoiti Charifa, considérée comme une terre sacrée du paradis.

Les exigences physiques et mentales

De son côté, le conseiller cadial à Mayotte, Fundi Mondoha, a «encouragé les fidèles à accomplir ce pilier de l’islam», tout en exprimant sa «reconnaissance envers l’Anho pour ses efforts de formation et d’accompagnement des pèlerins comoriens». Le conseiller du président chargé de l’intégration régionale et des Ong, Ali Said Bakary, a quant à lui salué «la mobilisation autour de cette initiative». Il a également mis en avant «les efforts du chef de l’État en faveur du renforcement de l’unité des îles à travers des actions à caractère religieux, en dehors de toute considération politique».