Après Harare en 2025 et la Zambie en 2026, l’Association comorienne des agences de voyages intensifie ses démarches pour intégrer le Bsp et renforcer le secteur aérien.
L’Association comorienne des agences de voyages (Acav) poursuit ses démarches pour permettre aux agences comoriennes d’intégrer le Billing and Settlement Plan (Bsp) de l’Association internationale du transport aérien (Iata). Le dossier, présenté la semaine dernière lors d’une conférence de presse à l’ancien siège de la Snpsf, serait désormais «très avancé», selon l’association.
Rassurer de nouveaux opérateurs
Le Bsp est un système de facturation et de règlement qui encadre les transactions entre agences de voyages et compagnies aériennes. Son intégration permettrait aux professionnels comoriens de réduire leur dépendance aux intermédiaires étrangers et d’accéder directement aux standards internationaux de la billetterie aérienne.
Pour faire avancer le dossier, l’Acav a effectué deux déplacements.
Le premier s’est déroulé en 2025 à Harare, au Zimbabwe, où ses représentants ont rencontré l’Iata pour présenter leur démarche et discuter des conditions d’accès au Bsp. «Notre intégration dans cette organisation n’a qu’un seul objectif : plaider pour avoir le Bsp», a expliqué le coordinateur de l’Acav, Ibrahim Ali. Selon lui, ces échanges ont permis d’obtenir l’ouverture de l’Iata et l’accompagnement des autorités comoriennes.
«Le gouvernement a pris cette initiative au sérieux et le dossier est très avancé», a-t-il assuré. Après Harare, l’association s’est rendue cette année en Zambie pour poursuivre les discussions avec des acteurs du transport aérien africain. Elle a également renforcé sa présence dans les réseaux professionnels du secteur, notamment à travers son intégration à l’Izata, une structure africaine liée à l’Iata.
Pour le technicien de l’Acav, Ali Soilihi, l’enjeu dépasse les seules agences de voyages. L’obtention du Bsp pourrait, selon lui, rassurer de nouveaux opérateurs et favoriser leur arrivée sur le marché comorien. L’Acav entend désormais poursuivre les discussions avec le gouvernement et l’Iata afin de finaliser le processus.




