Depuis mercredi, une grève partielle perturbe les transports à Ndzuani. Les chauffeurs contestent le paiement de la vignette.

 

Une grève partielle des transports en commun est observée depuis le mercredi 5 août à Ndzuani. À l’origine du mouvement, un désaccord entre le syndicat régional des chauffeurs et la direction des Impôts autour du paiement de la vignette. Les chauffeurs réclament également l’accélération des travaux de réhabilitation de la route reliant Domoni à Nyumakele.À Mutsamudu, quelques taxis continuent d’assurer le service, mais les deux principales gares routières sont désertes. Le syndicat des chauffeurs justifie cette mobilisation par plusieurs revendications restées sans réponse. De son côté, la direction régionale des Impôts affirme qu’aucun préavis de grève n’a été déposé. 


Le directeur régional des Impôts à Ndzuani, Mohamed Mouhlissou, assure que plusieurs rencontres ont déjà eu lieu avec les représentants du syndicat. «Nous avons rencontré à plusieurs reprises le syndicat, notamment à la gendarmerie, au gouvernorat et à la direction régionale des Impôts. Parmi leurs revendications figure la réhabilitation de la route entre Domoni et Nyumakele, une compétence qui relève du ministère chargé des Infrastructures (sic) et du gouvernement. Aujourd’hui, l’entreprise en charge des travaux est déjà présente à Nyumakele.

 La vignette, en revanche, concerne tous les véhicules, y compris les voitures particulières», a-t-il expliqué. Mohamed Mouhlissou estime également que la mobilisation reste limitée et que 2 485 vignettes sont déjà payées. «Il n’y a pas de véritable grève, notamment dans la capitale où les bus, les taxis et les véhicules ayant payé leur vignette continuent de circuler. Aucun préavis n’a été enregistré.

 À Ngazidja comme à Mwali, le paiement de la vignette se fait quotidiennement. La route Moya-Mutsamudu est aujourd’hui l’une des meilleures de l’île et le refus de payer la vignette n’est pas justifiable. À ce jour, 2 485 vignettes ont été délivrées à Ndzuani et aucune voiture n’a été saisie par les forces de l’ordre», a-t-il déclaré.
De son côté, le porte-parole du syndicat régional des chauffeurs, Anfaridine Soumaila, affirme que le conflit résulte d’un dialogue resté sans issue. «Le différend porte sur la vignette.

Nous avons échangé avec la direction régionale des Impôts il y a plusieurs semaines, mais aucune solution n’a été trouvée. Une réunion destinée à sortir de la crise devait être organisée, mais elle n’a jamais eu lieu. Depuis 2021, nous demandons notamment la réhabilitation de la route Domoni-Nioumakele, dont les travaux n’avancent pas au rythme attendu», a-t-il indiqué.


Dans sa réaction, le porte parole a dénoncé certaines opérations de contrôle menées récemment. «Il y a eu une proposition sur un potentiel paiement de la moitié de la vignette qui n’a pas abouti. Ces dernières semaines, des agents des Impôts, accompagnés de policiers, ont procédé à des immobilisations de véhicules sur la ligne de Pomoni sans information préalable ni communication auprès des chauffeurs», a-t-il avancé.