Après deux jours de perturbations, les transports en commun ont repris normalement à Ndzuani samedi, au lendemain d’un accord entre les autorités et Wusukani wa Masiwa sur la question de la vignette.

 

La grève partielle des transports routiers à Ndzuani a pris fin vendredi 7 août, à l’issue d’une réunion entre les autorités et le syndicat des chauffeurs Wusukani wa Masiwa. La circulation a repris normalement dès samedi sur l’ensemble de l’île ; taxis et bus ont pu renouer avec leurs rotations habituelles.La réunion s’est tenue dans les locaux annexes de Dar-Nadjah (le siège du gouvernorat), à Hombo, en présence du gouverneur de Ndzuani, Dr Zaidou Youssouf, de la ministre des Transports maritimes et aériens, Yasmine Alfeine, et des représentants de Wusukani wa Masiwa.

Les échanges ont porté essentiellement sur le différend relatif au paiement de la vignette, à l’origine du mouvement déclenché mercredi par plusieurs cellules du syndicat.
À l’issue des discussions, les deux parties sont convenues de lever la grève dans l’attente d’une nouvelle réunion de suivi, fixée au 5 septembre prochain. L’objectif sera de poursuivre les échanges et d’examiner les différentes propositions avancées pour résoudre durablement le différend.


Le porte-parole de Wusukani wa Masiwa, Hafardine Soumaila, a confirmé que la question de la vignette constituait l’unique sujet abordé lors de la rencontre. «Nous avons décidé de lever la grève en attendant la prochaine réunion de suivi prévue le 5 septembre», a-t-il expliqué. 
Le syndicat considère toutefois que le dossier reste ouvert. Selon son porte-parole, la direction des impôts devrait, pour le moment, cesser d’exiger la vignette lors des contrôles routiers.

 

Les représentants des chauffeurs doivent, de leur côté, «poursuivre les consultations avec les différentes cellules afin de comprendre les motivations du mouvement et d’avancer vers une solution». «Aucune solution définitive n’a été arrêtée, mais plusieurs propositions sont sur la table», a précisé Hafardine Soumaila. Le syndicat souhaite également que «les véhicules immobilisés dans le cadre du différend soient rapidement libérés».