L’oubli des colis dans les taxis est un phénomène récurrent sans solution concrète jusqu’à présent, mais à en croire le syndicat des chauffeurs, des solutions seraient en préparation.

 

Téléphones portables, sacs, documents importants ou encore sommes d’argent disparaissent régulièrement dans les taxis de la capitale. Un phénomène récurrent auquel aucune solution concrète n’a, jusqu’ici, été apportée. Abdoulanfour Abdou, l’un des nombreux usagers touchés, témoigne de son désarroi. «Je devais descendre à Caltex pour prendre un transport vers Mbadjini. En descendant du taxi, j’ai réalisé que j’avais laissé une enveloppe contenant 500 000 francs comoriens.

Je suis revenu aussitôt demander aux personnes présentes, mais personne n’avait rapporté l’enveloppe. Je me suis ensuite rendu à la gendarmerie : ils ont visionné les caméras de surveillance et ont même vu mon retour, mais pas le taxi. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais pu récupérer mon argent», raconte-t-il. Face à l’augmentation des plaintes, le syndicat Usukani Wa Massiwa, en collaboration avec le ministère des Transports et la mairie de Moroni, annonce l’instauration prochaine d’un dispositif visant à faciliter la récupération des objets ou colis oubliés dans les taxis urbains. 


Des négociations seraient actuellement en cours afin de mettre en place des mécanismes efficaces et durables. «Ce sont des phénomènes qui se répètent très souvent. Il y a même des personnes qui viennent chez nous pour se plaindre. Bien que nous ayons déjà étudié certains systèmes d’aide, nous avons désormais entamé des négociations avec les autorités, notamment la mairie, et nous comptons nous rendre au ministère de l’Intérieur afin de trouver de vraies solutions», a confié le porte-parole du syndicat Usukani Wa Massiwa, Moustoifa Mmadi Ali.


Selon lui, l’objectif principal est de rendre les taxis clairement identifiables et d’instaurer une véritable éthique professionnelle chez les chauffeurs. «Notre mission est de mettre en place une méthode permettant d’identifier les taxis de la ville et d’exiger un comportement adéquat. N’importe qui ne doit pas être considéré comme chauffeur de taxi-ville», a-t-il ajouté. Ces mesures devraient entrer en vigueur d’ici le mois de ramadan ou peu après, dans le but de renforcer la confiance dans les transports en commun à Moroni et lutter contre l’insécurité.

 «Ce sont des dispositions à soumettre au ministère. D’autant plus que la réception prochaine des Jeux des îles de l’ocean indien représente un véritable défi en matière de sécurité pour le pays», a précisé le porte-parole. Dans cette optique, le syndicat aurait déjà contacté l’agence Roshdy Média pour la conception d’autocollants destinés à être apposés sur tous les véhicules de transport urbain, et prévoit un communiqué de presse pour sensibiliser les chauffeurs de taxi à ce sujet.