Nakib Ali Mhoumadi revient sur la 11è conférence de l’ARGeo ouverte hier à Moroni. Cette conférence sur la géothermie du Rift (arGeo-C11) réunit plus de 1 500 experts et acteurs du secteur de l’énergie géothermique en Afrique. Pour le directeur du Bureau géologique des Comores (Bgc), l’enjeu est de défendre «notre potentiel géothermique» avant de tirer «le maximum de compétences et d’expériences auprès des experts internationaux».
L’organisation de cette 11ème édition à Moroni est historique pour le pays. Qu’attendez-vous de cette conférence pour l’avenir du Projet géothermique du Karthala ?
Il faut tout d’abord savoir que cette conférence s’organise chaque deuxième année au niveau de l’Afrique, dans les pays où le potentiel géothermique peut être utilisé pour produire de l’énergie. Nous attendons beaucoup de cette conférence parce que nous voulons montrer d’abord que l’Union des Comores fait partie des pays qui peuvent contribuer à la transition énergétique, notamment la transition énergétique la plus efficace, à savoir la géothermie.
Avec cette énergie, le coût de production sera très réduit dans le pays. Le consommateur verra sa facture réduite à 90%. Concernant cette conférence, nous allons bénéficier aussi des formations, des échanges des experts internationaux du secteur, de formations avec des nationaux du secteur afin de mieux se préparer pour la production de l’énergie géothermique.
Au-delà des séances plénières au Palais du peuple, comment s’organisent les aspects scientifiques pour permettre le partage de données géologiques complexes en temps réel entre les laboratoires comoriens et les experts internationaux présents ?
Vous savez, le plus important quand il s’agit d’une conférence ou d’une rencontre, c’est le carnet d’adresses. C’est la première chose à faire. Normalement, au niveau du bureau géologique, organiser cette conférence, c’est tout d’abord connaître davantage nos collaborateurs avec qui on devrait travailler dans le futur, notamment, avec les délégations kenyanes qui sont les meilleurs au niveau de l’Afrique.
Il faut rappeler que le Kenya produit jusqu’à plus de 2000 mégawatts. Les Djiboutiens, les Ethiopiens, les Ougandais et les Tanzaniens sont également très bons dans le domaine et motivés pour produire de l’énergie géothermique. Il y a beaucoup d’experts venant d’autres pays qui sont là, notamment des Islandais. Donc, cette conférence permettra également d’échanger sur les données et les connaissances dans le domaine.
La plupart des participants sont impatients à l’idée de découvrir le potentiel comorien de plus près. Des visites techniques ou des expéditions sur le terrain, notamment sur les sites d’exploration du volcan Karthala, seront-elles organisées ?
Effectivement, il faut savoir que la conférence est organisée en trois grandes parties. D’abord, les formations de deux jours qui sont terminées mardi dernier, Après, il y a la conférence principale ouvert ce mercredi et qui sera suivie par des sessions de travail, et des ateliers qui se tiendront jusqu’à vendredi. Après, nous aurons une visite sur le terrain. Nous irons au Karthala pour visiter l’endroit où il y a le potentiel géothermique comorien.



