Parti de Tanzanie le 26 janvier, le bateau malgache Kourseni a dérivé pendant trois jours avant d’être secouru par les autorités comoriennes. L’incident démontre par ailleurs les failles persistantes des contrôles pré-départ dans la sous-région.
Après trois jours de dérive en pleine mer, le navire Kourseni, battant pavillon malgache, a accosté sain et sauf au port de Moroni ce mercredi 28 janvier au matin. À son bord, douze passagers, membres de l’équipage, tous indemnes. Parti de Tanzanie le 26 janvier, le bateau a rencontré des difficultés techniques avant de perdre sa trajectoire, jusqu’à être repéré puis escorté vers Moroni grâce à une opération de coordination maritime conduite par les autorités comoriennes.Présente dès l’aube pour accueillir le navire, aux côtés du directeur général du port de Moroni, Claude Ben Ali, la ministre des Transports aérien et maritime, Hassane Alfeine Yasmine, a salué la mobilisation des différents acteurs impliqués. « Alhamdoulillah, il est arrivé à bon port grâce aux efforts conjoints de la coordination patronnée par le commandant de la garde-côtière Fahmy, le directeur général du port Claude Ben Ali, les commandants de Ndzuani et de Mwali, ainsi que mon département et toutes les équipes mobilisées », a-t-elle déclaré.
La ministre a rappelé que, depuis six mois, une commission mixte réunissant son ministère, la Société comorienne des ports (Scp), l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) et la garde-côtière travaille au renforcement de la sécurité maritime. Elle a également lancé un appel aux autorités de la sous-région, notamment à Madagascar et en Tanzanie, afin de renforcer les dispositifs de contrôle avant le départ des navires.De son côté, la commandante du port, Toilabia Soilihi, a évoqué les enseignements à tirer de cet incident. Insistant sur les règles de prudence en période cyclonique, elle a rappelé l’importance de la consultation des bulletins météorologiques, de l’aménagement adéquat des embarcations, du respect des capacités de charge et du bon fonctionnement des équipements de communication. « Sans assistance, ce navire aurait très bien pu sombrer », a-t-elle averti. Elle aussi dénoncé par ailleurs « la récurrence des surcharges qui mettent en péril passagers et équipages ».



