Un garçon de 9 ans est actuellement hospitalisé à l’hôpital de santé militaire de Moroni après avoir été victime, selon sa famille, d’une agression sexuelle. Son état, jugé critique par une source hospitalière, nécessiterait une évacuation sanitaire à l’étranger. L’enfant, originaire de la région de Mbude, a d’abord été conduit dans un établissement de santé à Mitsamihuli avant d’être transféré à Moroni. Une source hospitalière affirme que son état nécessite désormais une prise en charge spécialisée qui ne pourrait pas être assurée localement.
Selon le témoignage de sa mère, recueilli sous couvert d’anonymat, l’enfant se plaignait de douleurs depuis mercredi et restait régulièrement alité. La situation aurait particulièrement inquiété la famille samedi, lorsque le garçon aurait expliqué à ses frères et sœurs souffrir fortement et ne plus pouvoir s’asseoir. Il aurait alors désigné un homme comme étant à l’origine de ses douleurs.
La mère affirme avoir cherché à vérifier les déclarations de son fils avant d’alerter les autorités. Elle dit avoir sollicité un voisin afin qu’il se renseigne auprès de proches de l’homme mis en cause. Selon son récit, celui-ci aurait reconnu les faits devant un membre de sa famille. Face à l’aggravation de l’état de santé de l’enfant, ses parents ont finalement décidé de consulter. Après un premier passage dans un établissement de santé à Mitsamihuli, l’enfant a été transféré à Moroni, où il fait actuellement l’objet d’une prise en charge médicale.
Le suspect interpellé
L’homme soupçonné des faits a depuis été interpellé par la gendarmerie. D’après la source hospitalière, des recherches auraient été engagées après le signalement de l’affaire. Le suspect aurait été aperçu dans plusieurs localités alors qu’il cherchait à quitter la zone. Il aurait notamment été recherché du côté de Bangwa la Hambu avant d’être retrouvé à Herumbili, puis conduit à la gendarmerie. Les circonstances précises de l’agression présumée devront désormais être établies par l’enquête et la procédure judiciaire. D’après le récit de la mère, le suspect et son fils n’entretenaient pas de relation particulièrement proche.
Leurs habitations se trouvaient toutefois à proximité d’une mosquée fréquentée par l’enfant. Le jour des faits présumés, l’homme aurait abordé le garçon alors qu’il sortait de la prière de midi et lui aurait demandé de l’accompagner pour récupérer des vêtements. L’enfant l’aurait suivi jusqu’à une cabane, selon sa mère.
La famille du suspect aurait, par ailleurs, proposé un règlement à l’amiable, notamment par le versement d’une somme d’argent. La mère affirme avoir refusé ces propositions et dit souhaiter que la procédure judiciaire se poursuive. Pour la famille, l’urgence demeure toutefois médicale.



