Conformément à l’article 3 de l’Accord de Samoa, l’Union européenne et l’Union des Comores ont réitéré leur souhait de « promouvoir un partenariat mutuellement avantageux au regard d’intérêts communs et convergents». Les deux parties sont liées par les Ape (Accords de partenariat économique) fondés sur, entre autres, l’ouverture de leurs marchés réciproques, respectivement au niveau de l’Union européenne et au sein de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Oeacp).
Une délégation de l’Union européenne conduite par l’ambassadeur Roland Kabia s’est entretenue avant-hier, lundi 5 octobre à l’hôtel le Retaj à Moroni, avec le gouvernement comorien, à travers le ministre des Affaires étrangères, Mbaé Mohamed, et les différents secrétaires généraux de l’administration publique.
À travers ce premier dialogue organisé dans le cadre de l’accord de Samoa, l’Union européenne et l’Union des Comores souhaitent bâtir «une dynamique de coopération» qui garantira «les échanges d’informations entre les deux parties, le renforcement de la compréhension mutuelle, et la facilitation d’établissements des priorités communes aux niveaux national, régional et internationales», comme le recommandent les dispositions de l’article 3 de cet accord de Samoa signé en 2023 et qui a remplacé de facto celui de Cotonou.
C’était l’occasion pour les deux parties, selon le ministre des Affaires étrangères de «soulever quelques questionnements : où en sommes-nous ? Dans quel monde agissons-nous ? Et quel partenariat voulons-nous bâtir ensemble ?». L’objectif est, selon le patron de la diplomatie comorienne, de «créer de la valeur ajoutée et de prendre notre place dans les chaines de valeur régionales et internationales notamment dans le domaine de l’économie bleue».
Mbaé Mohamed a précisé que « ce dialogue se tient à un moment particulier où notre pays, l’Union des Comores, nourrit l’ambition d’inscrire sa vision de développement sous un nouveau paradigme, visant à valoriser nos ressources nationales, en créant de la valeur locale, en encourageant les investissements, la production et la transformation afin de réduire notre dépendance aux importations».
Pour l’ambassadeur de l’Union européenne, l’Accord de Samoa n’est pas seulement un cadre de coopération au développement ou d’échanges économiques, c’est d’abord un cadre politique dont l’article premier établit «un partenariat politique renforcé visant à produire des résultats mutuellement avantageux au regard d’intérêts communs et convergents, dans le respect des valeurs qu’ils partagent».
Roland Kabia a rappelé la profondeur du partenariat tissé entre l’Union européenne et ses états membres avec les Comores qui, selon lui, «nous oblige à parler franchement, à dialoguer avec ouverture, à regarder ensemble les convergences mais aussi, les sujets qui demandent davantage d’efforts».
À l’issue des échanges tenus lundi, dans l’après-midi, l’ambassadeur de l’Union européenne a salué «la qualité du débat ayant animé les échanges ». Pour sa part, le ministre Mbaé Mohamed a fait savoir que les travaux ont principalement couvert «des sujets d’intérêt commun sur les plans politique, économique et technique exprimant la vision des deux parties ainsi que leurs attentes».




