Les techniciens nationaux et les experts concernés ont procédé à la validation technique des différentes cartes et études réalisées. Cette étape a permis d’évaluer la qualité des données produites et leur pertinence pour les besoins du pays en matière de prévention des catastrophes naturelles.
Dans le cadre du Programme régional de résilience climatique (Prrc), le ministère de l’Aménagement du territoire a bénéficié d’un important appui technique destiné à améliorer la prévention et la gestion des risques climatiques. Une nouvelle étape franchie dans le renforcement de leur résilience face aux changements climatiques.
À travers ce projet, un cabinet hollandais spécialisé, Royal Haskoning, a été mobilisé afin de produire plusieurs outils stratégiques, notamment des cartes thématiques d’exposition aux aléas climatiques. Ces travaux de deux jours, effectués au Retaj, et qui ont abouti à la validation technique des différentes cartes vendredi dernier, concernent principalement les risques d’inondations, de cyclones, de submersions marines ainsi que les glissements de terrain. Le projet comprend également l’élaboration d’un modèle numérique de terrain, permettant une meilleure connaissance du relief et des zones vulnérables du pays.
Les zones vulnérables du pays
«Aujourd’hui, ce sont les autorités nationales qui prennent part à l’atelier de validation générale. Cette rencontre vise à permettre au cabinet chargé de l’étude de présenter officiellement les résultats obtenus afin que l’ensemble des parties prenantes puissent approuver et s’approprier ces outils stratégiques», a expliqué le chef de service étude et prévention à la Direction générale de la sécurité civile (Dgsc).
Mohamed Saïd Ahmed soulignera que les résultats attendus de cette étude sont considérables pour les Comores. Selon lui, «grâce à ces cartes de risques, les autorités disposeront désormais d’outils d’aide à la décision pour l’aménagement du territoire et la planification urbaine. Elles permettront notamment d’identifier les zones propices à la construction et celles qui présentent des risques élevés liés aux inondations, aux submersions marines ou aux glissements de terrain».
À travers cette initiative, les Comores renforcent ainsi leur capacité d’anticipation et de prévention face aux effets du changement climatique, un enjeu devenu majeur pour l’archipel. «Concrètement, un citoyen souhaitant construire une maison pourra savoir si le terrain choisi est sécurisé ou s’il se situe dans une zone vulnérable aux catastrophes naturelles. Ces informations contribueront à réduire les risques humains et matériels tout en favorisant un développement urbain plus sûr et mieux planifié», a-t-il renchérit.



