Producteurs, exportateurs et préparateurs ont poursuivi la révision des statuts et du règlement intérieur de l’interprofession vanille. Alors que les prix chutent et que les stocks s’accumulent, les acteurs du secteur espèrent que cette structuration permettra de redonner un nouveau souffle au produit sur les marchés internationaux.
Les acteurs de la filière vanille regroupant producteurs, exportateurs et préparateurs, se sont réunis ce jeudi à l’hôtel Retaj pour finaliser l’étude du document juridique amorcée le mois dernier. Les travaux ont principalement porté sur la révision des statuts et du règlement intérieur, deux éléments essentiels à la mise en place effective de l’Interprofession.La question du prix de la vanille, au cœur des préoccupations du secteur, a une nouvelle fois animé les échanges. Zainoudine Maoulida, agent de l’Interprofession, reconnaît l’ampleur du problème. «Nous avons discuté à plusieurs reprises du prix lors de nos réunions et ateliers. Ce sujet revient constamment. Avec les initiatives déjà engagées par l’Etat durant les assises, nous espérons trouver rapidement une issue favorable concernant les stocks encore bloqués dans nos magasins», a-t-il déclaré. Si plusieurs exportateurs étaient absents lors de cette séance de travail, le comité de l’interprofession n’y voit pas d’obstacle.
Comores Vania Mwali
Selon Zainoudine Maoulida, leurs absences s’expliquent par des déplacements à l’étranger pour promouvoir la vanille comorienne sur les marchés internationaux. «Malgré leur absence, ces exportateurs soutiennent pleinement le projet de mise en place de l’interprofession et contribueront à finaliser ce travail», a-t-il assuré.Du côté des producteurs, les inquiétudes sont également palpables. Abdoul Haniou Mmadi Mansour, technicien agricole et représentant de la coopérative «Comores Vania Mwali», a évoqué la baisse significative des prix . «Le marché international est saturé, ce qui a entraîné une chute des prix. Cette réunion doit nous permettre de trouver des solutions pour relancer nos exportations. Nous devons aussi renforcer la collaboration avec nos partenaires étrangers afin d’identifier les voies de redressement. Le gouvernement œuvre pour permettre aux producteurs d’écouler leurs stocks dans les différents dépôts», a-t-il soutenu.Les travaux devaient se poursuivre les jours suivants afin de compléter l’ensemble des documents nécessaires à l’opérationnalisation de l’interprofession, perçue comme un outil indispensable pour redynamiser la filière.




