Née à Mutsamudu lors d’une assemblée réunissant 52 participants de 20 associations, la Fasca-Tareh ambitionne de structurer le tissu associatif, renforcer les synergies et impulser des projets de développement à Ndzuani.

 

La Fédération des associations sociales, culturelles et patrimoniales (Fasca-Tareh) a officiellement vu le jour samedi 11 avril dernier à Mutsamudu, à l’issue de sa première assemblée générale. La rencontre a rassemblé 52 participants issus de 20 associations affiliées. En plus de l’élection du bureau exécutif, un conseil d’administration est mis en place. 


Dès l’ouverture des travaux, les participants ont examiné et validé les statuts ainsi que le règlement intérieur, avant de procéder à la mise en place des organes dirigeants. Un bureau exécutif a été élu, avec à sa tête Dhoifardine Dhoimir en qualité de président, épaulé par Saniati Hadhura comme secrétaire générale. Ensaa Ahmed Abdou est quant à elle la trésorière et Marie Abdou Bacar, contrôleuse. Un conseil d’administration a également été installé pour accompagner la gouvernance de la fédération.

La genèse et la vision 

Le coordonnateur chargé des projets, Farid Rachad, est revenu sur la genèse et la vision de la fédération. «L’idée de cette fédération est née d’un constat clair : malgré la richesse du tissu associatif, il manquait un cadre de coordination pour valoriser les initiatives existantes. Les associations regorgent de talents et de ressources humaines, mais elles évoluent souvent de manière isolée. La crise de la Covid-19 a freiné cette dynamique, mais elle a aussi révélé la nécessité de se structurer davantage.

C’est dans ce contexte que nous avons relancé le projet, en nous appuyant notamment sur des échanges avec la diaspora de Ndzuani, l’Asbl Casina basée en Belgique», a-t-il fait savoir.  Il a ensuite ainsi détaillé l’objectif de la fédération : «Aujourd’hui, la fédération se veut un point focal capable de créer des synergies et de renforcer les partenariats. Elle servira surtout à impulser des projets structurants pour l’île dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation, l’environnement et le patrimoine», a-t-il affirmé. 


De son côté, le premier président de la Fasca-Tareh, Dhoifardine Dhoimir, a tenu à préciser les ambitions de cette jeune fédération. «Dès les premières discussions autour de la création de cette structure, j’ai été convaincu de son utilité pour le développement de notre île. Entouré de personnes partageant cette même vision, j’ai décidé de m’engager pleinement. Aujourd’hui, ce poste représente une responsabilité que je prends avec sérieux et détermination.

Nous avons devant nous un travail de longue haleine qui devra bénéficier à toute l’île», a-t-il expliqué. Le président a insisté sur la nécessité d’un soutien collectif. «Notre priorité sera de garantir à chaque association affiliée une véritable place et une voix active. C’est ensemble que nous pourrons porter des projets concrets et contribuer au développement du pays», a-t-il conclu.