Le ministère de la Promotion du genre, en partenariat avec l’Unicef, a organisé vendredi 25 avril dernier à l’Alliance française de Moroni la projection officielle du premier épisode d’une série web intitulée «Où est Jasmine?». Cette initiative s’inscrit dans une démarche de sensibilisation aux violences basées sur le genre (Vbg), un phénomène encore préoccupant dans la société comorienne. L’événement a réuni un public diversifié composé d’élèves, d’enseignants, d’artistes ainsi que de représentants institutionnels.
Les structures d’écoute et d’accompagnement
Prenant la parole, le représentant de l’Unicef aux Comores, Moustapha Ben Messaoud, a rappelé que la lutte contre les violences de genre constitue une responsabilité collective. Selon lui, elle nécessite un engagement fort des institutions, une mobilisation des communautés et une implication active des jeunes, appelés à devenir des acteurs du changement. Il a également fait savoir que cette série vise à encourager les enfants à dénoncer les violences dont ils sont victimes, tout en leur faisant connaître les structures d’écoute et d’accompagnement disponibles, notamment la police, les enseignants, les parents et les services spécialisés.
Il a plaidé pour une diffusion plus large de cette production, notamment dans les écoles et à la télévision nationale, afin d’en maximiser l’impact.
De son côté, la directrice générale de la Promotion du genre, Mouznat Djoumoi, a expliqué que le choix d’inviter des collégiens répond à un besoin de sensibilisation précoce, ces derniers étant souvent peu informés sur ces questions. La série, qui met en scène une victime de violences cherchant à briser le silence, s’adresse toutefois à l’ensemble de la population.
Réalisée par une équipe technique d’une dizaine de jeunes, sous la coordination de Rafik Abdou Mmadi, la série a été tournée en un mois dans plusieurs localités de Ngazidja. Malgré les défis logistiques, notamment liés aux changements de décors, l’équipe a su mener à bien ce projet.
Présente à la projection, l’artiste comorienne Malha a salué «une initiative nécessaire face à une réalité persistante». Un élève, Youssef Safaouidine, a confié avoir retenu que «la violence n’est jamais une solution».




