Le président a, à l'occasion de la prière de l'Aïd-el-fitr, appelé à un cessez-le-feu immédiat au Proche et Moyen-Orient et à un retour à la table de négociation et au dialogue en vue de bâtir une coexistence pacifique entre voisins dont le destin est lié quels que soient les différends.

 

La chef de l'État, Azali Assoumani, a dirigé,  ce samedi 21 mars, la prière de l'Aïd-el-fitr, dans sa ville natale, Mitsudje. Plusieurs hautes personnalités y ont pris part, notamment des membres du gouvernement et de son cabinet, mais également des députés, des représentants d'organismes accrédités en Union des Comores, des cadres, des notables, ainsi qu'une marée de fidèles venus de tous les coins de l'archipel.

 A l'occasion, le prédicateur a axé son prêche sur le thème de la reconnaissance des bienfaits. Il a appelé tout le monde à reconnaître les bienfaits d'Allah, mais également des humains. Juste après la prière, au-devant de la mosquée, le grand notable Youssouf M'madi a rappelé que l'islam est un héritage pour les Comoriens, personne n'a été sensibilisé pour devenir musulman dans ce pays. "Nous sommes musulmans par l’héritage de nos arrières grands parents. Nous espérons retourner chez le créateur au jugement dernier comme musulmans pratiquants", a-t-il souligné. Le notable a imploré le Tout-puissant, au nom du peuple comorien et avec les  prières et jeûnes réalisés, de mettre fin dans les brefs délais, aux conflits qui sévissent dans le monde, notamment la guerre entre Israël, les État Unis et l'Iran.

 

Pour sa part, le moufti de la République, a présenté les vœux de bonheur, de  santé et de prospérité à tous les musulmans en particulier les Comoriens à l'occasion de l'Aïd -el-fitr. Saïd Aboubacar Abdillah Djamalilail a surtout prié pour la fin de la guerre au Moyen-Orient. Il a ainsi prié pour qu'Allah préserve les terres saintes.

 À son tour, le chef de l'État, saluant l'ensemble des fidèles pour l'Aïd -el-fitr, a souligné, lui aussi, l'importance de reconnaître les acquis enregistrés et les bienfaits reçus. Azali Assoumani a tenu à rendre grâce à Allah qui a permis aux fidèles d'accomplir le quatrième pilier de l'islam, de se consacrer aux prières, à la lecture du saint coran, d'assister aux conférences religieuses pendant le mois sacré et de s'acquitter du zakat el-fitr.

 Il a alors présenté les vœux de l'Aïd-el-fitr à tous les Comoriennes et  Comoriens de l'intérieur comme de la diaspora. Le président de la République a adressé ces mêmes vœux et prières aux représentants des pays frères et amis des partenaires bi et multilatéraux dont la présence constitue un réconfort et un encouragement. "Durant un mois, nous avons saisi l'opportunité annuelle du jeûne pour nous ressourcer dans les valeurs qui fondent l'islam en nous privant volontairement de nos besoins, en observant une trêve dans nos affaires mondaines et en renforçant notre capacité à accepter et respecter l'autre, à aimer son prochain quel que soit son rang social, son origine, sa race ou sa confession religieuse", a-t-il mentionné.

 Le président a ensuite montré que cette énergie spirituelle cumulée tout au long du mois de Ramadan doit servir d'exemple aux mois qui viennent à dépasser les divisions, à bannir les discours haineux, notamment ceux qui sont véhiculés par les réseaux sociaux. "Nous devons puiser de cette force renouvelée, les moyens de renforcer notre attachement à l'unité nationale, à l'intégrité territoriale, à l'intérêt supérieur de notre pays, ainsi qu'à la cohésion nationale, à la paix civile, à la sécurité et à la stabilité de l'État", a-t-il déclaré.

 Le chef de l'État a indiqué que ces valeurs sont aujourd'hui d'autant plus précieuses sachant que tout le monde  assiste à l'effondrement de la morale internationale. "Le monde plonge un peu plus dans les affaires de guerre, du génocide, du terrorisme et de la violation des droits humains et de droit international", a-t-il souligné. Azali Assoumani a mis en garde les Comoriens de préserver la paix et la stabilité de ce pays car  "personne n'aurait imaginé que des pays frères qui jouissaient des bienfaits de la paix, de sécurité, de prospérité et de salut en seraient venus, du jour au lendemain, à voir leur existence, leur souveraineté et leur sécurité menacés et remise en cause". Le président a enfin appelé à un cessez-le-feu immédiat au Proche et Moyen-Orient et a plaidé pour un retour à la table de négociation et au dialogue "en vue de bâtir une coexistence pacifique entre voisins dont le destin est lié quels que soient les diéfferents.