Nommé il y a deux mois, Driss El Kaissi multiplie les rencontres de courtoisie pour réaffirmer l’engagement de son pays à consolider davantage ses relations avec l’Union des Comores. Le diplomate est notamment revenu sur la singularité de l’amitié comoro-marocaine symbolisée par un appui constant à la formation de nombreux hauts cadres comoriens.

 

Le nouveau chargé d’affaires du Royaume du Maroc auprès de l’Union des Comores, Driss El Kaissi, a rendu visite à Al-watwan, hier lundi 5 octobre. Reçu dans la matinée par le directeur général, Karimou Abdoulwahabi, son adjoint M’madi Moindjié et des responsables de la rédaction, le diplomate dit avoir entamé « une phase d’écoute » marquée par des rencontres pour mieux s’imprégner du pays et de ses institutions. «Je suis là pour le renforcement des relations. Il s’agit d’une visite de courtoisie. Je suis venu pour vous saluer, vous encourager et vous montrer mon ouverture à toute proposition et à toute demande », a-t-il souligné. 


Driss El Kaissi, très à l’aise dans les échanges, a exprimé sa satisfaction après sa mutation aux Comores où les liens fraternels avec le royaume sont des plus exceptionnels depuis plusieurs décennies. «Je me sens dans mon pays », a-t-il mentionné, rappelant l’affection manifestée par le roi Mohamed V puis Hassane II à l’égard de la communauté comorienne, à Madagascar plus précisément au milieu des années 1970. 


Le diplomate parlera de l’arrivée au Maroc à partir des années 1980 de nombreux Comoriens suite à un programme de formation mis en place grâce à l’amitié entre le président Ahmed Abdallah Abderemane et le roi Hassane II. Le Maroc est le troisième pays qui abrite la plus importante communauté estudiantine comorienne de l’étranger après la France et Madagascar.

La célébration de la fête de l’unité

Un apport en formation salué par le directeur général d’Al-watwan. Karimou Abdoulwahabi a exprimé la disponibilité du journal à soutenir les initiatives de renforcement de la coopération entre le Maroc et les Comores. Sur ce point, Driss El Kaissi s’est montré beaucoup plus attaché au volet culturel  de cette coopération. «Nous devons rapprocher les peuples par la culture. Le volet culturel, il y a matière à faire. On veut travailler sur ce volet culturel», a-t-il souhaité avant de demander aux responsables d’Al-watwan à l’aider à constituer un fonds d’archives du journal sur les relations comoro-marocaines pour une éventuelle exposition photos. 


Diplomate de carrière, Driss El Kaissi a bâti son expérience à l’international à Bruxelles, à Budapest, à Moscou et à Bangkok en Thaïlande, selon une biographie résumant ses états de service publiée par le ministère des Affaires étrangère. «En 2018, il est nommé Second de l’Ambassadeur puis Chargé d’Affaires ad intérim à la Mission du Maroc auprès de l’Union européenne à Bruxelles, renforçant ainsi sa maîtrise des dossiers européens», peut-on lire dans cette fiche.


Le diplomate est réputé pour « son expertise des relations internationales et sa capacité à naviguer dans des environnements culturels et géopolitiques très différents», selon la fiche qui ajoute «qu’avant de rejoindre le consulat de Strasbourg, il a exercé de nombreuses missions au Maroc et à Bruxelles, notamment en tant que Chargé d’Affaires et Chargé de la coopération sectorielle et des dossiers de la Cour de Justice de l’Union européenne, avec un rang de Second d’Ambassadeur».


Driss El Kaissi arrive aux Comores dans un contexte marqué par une diversification et un raffermissement constant de la coopération entre les deux pays. Le Maroc fait partie des trois premiers pays ayant validé le Plan Comores Emergent (Pce) en décembre 2019 à Paris après la Conférence des partenaires de développement des Comores (Cpad). Le royaume a annoncé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, 3000 bourses de formation pendant une période de dix ans au profit des Comores, représentant 300 bourses chaque année depuis 2020, soit le double du quota des années 1980.