Les mairies des deux communes de la région de Washili ont convié les autorités administratives, les forces de sécurité et les médias locaux à une rencontre dédiée à la présentation des actions entreprises par la police municipale.
Les deux communes de la région de Washili ont organisé, samedi 28 février, une rencontre avec les autorités locales et la presse afin de présenter les actions menées par la police municipale. La cérémonie s’est tenue dans l’enceinte de la résidence du maire de la commune de Washili ya Dju, Said Ankil.
La ministre de la Promotion du Genre, Fatima Ahamada, a pris part à cette rencontre consacrée « à la sécurité et à la cohésion sociale dans la région ». Elle a salué « les efforts fournis par les deux mairies et remercié l’ensemble des forces de sécurité, notamment la gendarmerie nationale, la police nationale et la police municipale, pour leur engagement dans la lutte contre toutes formes de violence » dans la région de Washili.
«Avec l’appui de la préfecture et des mairies, vous êtes les garants de la sécurité et de la stabilité dans notre région. Sans la paix, aucun développement n’est possible. La protection sociale et la promotion du genre sont également des dispositifs essentiels», a-t-elle déclaré. Fatima Ahamada a appelé les autorités locales à renforcer leur collaboration «pour lutter contre la délinquance et les violences», tout en plaidant en faveur «d’un appui logistique accru en faveur de la police municipale».
À son tour, le maire Said Ankil a rappelé «le rôle central» joué par la police municipale dans la protection des biens et des personnes dans la région. Selon lui, ces jeunes agents contribuent activement au maintien de l’ordre et à la promotion des règles de sécurité dans les deux communes. « Ces jeunes policiers sont motivés et appuient inlassablement les deux communes pour lutter contre l’insécurité et renforcer la cohésion sociale dans la région. Nous avons organisé cette rencontre afin de présenter leurs réalisations et de les remercier pour leurs efforts», a déclaré le maire.
La sécurité locale et la paix dans la région
Il a également souligné que la commune n’a enregistré «aucun cas de violation des règles liées au mois de Ramadan», avant comme pendant cette période. Le maire a, par ailleurs, appelé l’assistance à soutenir les projets de la mairie, notamment celui lié à la gestion des déchets, dont les recettes issues de l’écotaxe pourraient servir à indemniser les agents de la police municipale.
L’adjoint au maire de la commune de Washili ya Mboini, Bahassani Mohamed, représentant son maire, a tenu un discours allant dans le même sens que son collègue. Il a insisté sur l’importance de la sécurité locale et de la paix dans la région. «Mettez en pratique vos connaissances pour promouvoir l’éducation, qui constitue un pilier essentiel de la paix et du développement», a-t-il lancé à l’endroit des agents. Il a également encouragé les villages qui ne disposent pas encore d’une police municipale à songer à mettre en place ce dispositif de securité.
De son côté, l’adjoint au préfet de la région, Mohamed Cheha, assurant l’intérim, a adressé ses encouragements aux agents de la police municipale et remercié les maires pour cette initiative. Selon lui, le renforcement de la sécurité villageoise à travers cette structure permettra de limiter les interventions de la gendarmerie nationale au sein des communautés. S’exprimant au nom des agents, le formateur et sergent Djamaldine Ibrahim a partagé les préoccupations et les attentes de la police municipale.
Il a réaffirmé l’engagement des agents à soutenir les mairies dans la mission de sécurisation de la région. «Nous sommes et resterons engagés aux côtés des deux maires pour garantir la sécurité dans la région. Nous souhaitons également parvenir à une union des deux polices municipales avec un uniforme commun, mais cela nécessite un appui logistique supplémentaire», a-t-il expliqué.



