Célébration de la fête nationale de l’indépendance, jeux des îles de l’Océan Comores 2027, inscription des medias au patrimoine mondial de l’Unesco, programmes de développement incarnés par le Plan Comores Emergent (Pce), le directeur de cabinet du chef de l’Etat, chargé de la Défense, et secrétaire national du parti au pouvoir passe en revue ces quatre aspects en mettant en avant la dignité retrouvée le 6 juillet 1975, les chantiers engagés dans le pays et les capacités de l’Union des Comores à rayonner encore davantage à l’échelle régionale et internationale sous le leadership du chef de l’Etat, Azali Assoumani. Youssoufa Mohamed Ali appelle les citoyens à la mobilisation pour réussir l’organisation des futurs jeux des îles avant de réaffirmer l’engagement et la détermination du parti à accompagner la vision de transformation du pays portée par le président de la République.
Les Comores viennent de célébrer, le 6 juillet dernier, le 51ᵉ anniversaire de leur indépendance. Quel bilan tirez-vous de cette célébration?
C’est d’abord un moment de grande fierté nationale. Cette année encore, la cérémonie organisée sur la place de l’Indépendance à Moroni a été une pleine réussite : un défilé militaire de grande tenue, des prestations culturelles de qualité, une forte mobilisation populaire et la présence de délégations amies. J’exprime, en mon nom et au nom de l’ensemble de mes collègues, toute ma gratitude et mon indéfectible attachement à Son Excellence le président Azali Assoumani, chef de l’État et chef suprême des Armées, qui a personnellement veillé à ce que cette date, hautement symbolique pour notre peuple, soit célébrée dans la dignité, l’unité et le patriotisme.
Quel message adressez-vous aux différentes délégations étrangères venues assister à cette célébration ?
Un message de reconnaissance. Je tiens par ailleurs à adresser mes remerciements les plus chaleureux à l’ensemble des délégations et partenaires qui ont honoré cette cérémonie de leur présence. Je pense d’abord au Général de division, Commandant Supérieur des Forces Armées de la Zone Sud de l’Océan Indien (FAZSOI), venu sur mon invitation assister aux célébrations de ce 51ᵉ anniversaire de l’indépendance de notre cher pays ; je le remercie pour sa présence et pour la qualité des relations de coopération militaire qu’il incarne. Je remercie également la délégation malgache, conduite par le Ministre des Forces armées de Madagascar, le Général de division Razafitombo Maminirina Ely, venu représenter Madagascar, pays frère et ami, à l’occasion de cet anniversaire. Mes remerciements vont aussi au peloton de l’Armée de la République-Unie de Tanzanie, qui nous a fait l’honneur de défiler, une fois de plus, aux côtés de nos Forces armées.
Leur présence fraternelle à cette cérémonie témoigne de l’excellence des relations d’amitié, de coopération et de solidarité qui unissent nos deux pays, et contribue à renforcer les liens entre nos institutions militaires. Je n’oublie pas la délégation de notre île sœur de Mayotte, dont la présence à nos côtés a été particulièrement appréciée et saluée par l’ensemble de nos compatriotes. Permettez-moi, enfin, d’adresser mes remerciements à nos partenaires économiques et sportifs qui ont contribué, chacun à leur manière, à l’éclat de ces festivités : Comores Telecom, pour le succès du marathon organisé à cette occasion ; Yas, pour la belle tenue du podium ; Royal Air pour l’organisation réussie de la Coupe du Président ; et la Crc, pour le tournoi de football qui a mobilisé notre jeunesse dans un bel esprit de fraternité.
Que représente le 6 juillet 1975 pour les Comoriens d’aujourd’hui ?
Le 6 juillet 1975 demeure une date fondatrice. Elle rappelle le courage de nos aînés et le choix d’un peuple libre de prendre en main son destin. C’est un héritage que nous devons préserver et transmettre aux jeunes générations. Sous la conduite du président Azali Assoumani, notre pays a franchi, depuis, des étapes décisives : consolidation de nos institutions, affirmation de notre voix sur la scène régionale et internationale, et aujourd’hui l’ouverture d’un second cinquantenaire que le chef de l’État a lui-même défini comme celui de notre souveraineté économique.
Le président a évoqué, dans son discours, les progrès du Plan Comores Émergent. Pouvez-vous nous en dire plus ?
En effet, grâce à la vision et à la détermination du président Azali Assoumani, les investissements portés par le Plan Comores Émergent ont considérablement augmenté ces dernières années, avec des milliers d’emplois créés à travers le pays. Le chef de l’État l’a rappelé avec force : après le premier cinquantenaire, celui des fondations de notre État, nous devons désormais bâtir une économie plus forte, plus résiliente et plus inclusive, au bénéfice de chaque Comorien, sur chacune de nos îles.
Les Comores accueilleront pour la première fois de leur histoire les Jeux des Îles de l’océan Indien en 2027. Quelle est la portée de cet évènement ?
C’est un moment historique. Jamais notre pays n’a organisé un évènement sportif régional d’une telle envergure. C’est grâce à la vision du président Azali Assoumani, qui a porté et défendu ce dossier avec conviction auprès de nos partenaires régionaux, que les Comores ont obtenu cet honneur. Le chef de l’État a lui-même donné le compte à rebours de cet évènement lors de la fête de l’indépendance, soulignant l’importance qu’il y attache pour l’avenir de notre nation.
Au-delà du sport, quelles retombées concrètes la population peut-elle attendre de ces Jeux ?
Les retombées vont bien au-delà du sport. C’est toute une dynamique de développement des infrastructures qui est enclenchée sous l’impulsion du président de la République : routes, installations sportives, hébergements, mais aussi et surtout des investissements structurants dans l’accès à l’électricité et à l’eau potable, deux priorités absolues pour améliorer le quotidien des Comoriens. Ces Jeux sont un accélérateur de développement pour l’ensemble du pays, pas seulement pour Moroni.et à l’eau potable, deux priorités absolues pour améliorer le quotidien des Comoriens. Ces Jeux sont un accélérateur de développement pour l’ensemble du pays, pas seulement pour Moroni.
Vous lancez un appel à la population. Lequel ?
J’appelle chaque Comorienne et chaque Comorien, où qu’il se trouve, sur nos îles comme dans la diaspora, à s’impliquer pleinement dans la réussite de ces jeux. C’est une première dans l’histoire de notre nation, et une occasion unique de montrer au monde entier l’hospitalité, l’unité et le savoir-faire de notre peuple. La réussite de cet évènement sera celle de tous les Comoriens, sous le leadership du président Azali Assoumani, mais elle appartient aussi à chacun d’entre nous. Je demande donc la mobilisation générale : les jeunes, les femmes, le secteur privé, les collectivités, chacun a un rôle à jouer, dans la discipline et l’engagement.
Un autre évènement historique se prépare : l’inscription des médinas des sultanats historiques des Comores sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Où en est-on ?
C’est effectivement un dossier majeur, porté personnellement par le président Azali Assoumani depuis plusieurs années. Le chef de l’État a lui-même remis, en février 2025 à Paris, le dossier de candidature à la Directrice générale de l’UNESCO, Madame Audrey Azoulay. Il s’agit des médinas de Moroni, Ikoni, Itsandra et N’tsudjini en Grande Comore, ainsi que de Domoni et Mutsamudu à Anjouan : six sites qui témoignent de plusieurs siècles d’histoire, de commerce et de civilisation dans l’océan Indien. Ce dossier sera examiné lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial, qui se tient à Busan, en République de Corée, du 20 au 29 juillet 2026.
En quoi cette inscription est-elle une première ?
C’est un double premier. D’abord parce qu’aucun pays n’a jamais proposé, en une seule fois, l’inscription de six biens en série : c’est un tournant historique, non seulement pour les Comores, mais potentiellement pour l’Afrique tout entière. Ensuite, parce que c’est la première fois que notre patrimoine architectural et culturel, celui des sultanats qui ont façonné l’identité comorienne du XIIIᵉ au XIXᵉ siècle, sera reconnue à ce niveau mondial. C’est une immense fierté pour notre peuple, et c’est à Son Excellence le Président Azali Assoumani que nous le devons, pour sa détermination à faire rayonner l’identité et l’histoire comoriennes sur la scène internationale.
Quelle importance cela représente-t-il pour le pays, au-delà du symbole ?
Le symbole est fort, mais les retombées concrètes le sont tout autant. Cette reconnaissance mondiale va renforcer l’attractivité touristique de nos îles, créer des opportunités économiques nouvelles autour de la valorisation de notre patrimoine, et surtout responsabiliser chacun de nous dans la préservation de ce trésor commun. C’est un formidable outil de développement local, en particulier pour les habitants de Moroni, d’Ikoni, d’Itsandra, de N’tsudjini, de Domoni et de Mutsamudu, qui verront leur cadre de vie valorisé et protégé.
Cette identité comorienne dont vous parlez inclut-elle Mayotte ?
Bien entendu, et c’est un point auquel je tiens particulièrement. Mayotte fait partie intégrante de l’archipel et de l’identité comorienne, conformément aux résolutions des Nations Unies qui n’ont jamais reconnu la partition de notre archipel. Ce lien profond ne relève pas seulement du droit : il se vit et se voit, chaque jour davantage, à travers la présence de nos frères et sœurs mahorais aux grands rendez-vous nationaux. Ils étaient encore présents cette année aux célébrations du 6 juillet, comme ils le sont de plus en plus lors des grandes fêtes religieuses et des évènements qui rassemblent l’ensemble de l’archipel. Cette proximité retrouvée, cette présence de plus en plus visible et assumée, est pour moi le signe d’une ère nouvelle : celle du rapprochement naturel entre les enfants d’un même archipel, par-delà les frontières que l’Histoire a voulu imposer. C’est cela aussi que nous célébrons à travers ce dossier de patrimoine mondial : une identité commune, plurielle et indivisible.
Un mot sur les partenaires qui ont accompagné ce dossier ?
Je tiens, au nom du gouvernement et sur instruction du président Azali Assoumani, à remercier chaleureusement l’ensemble de nos partenaires qui ont accompagné les Comores dans cette belle aventure, en particulier la France, dont l’ambassade s’est fortement mobilisée aux côtés du Centre national de documentation et de recherche scientifique. Je voudrais également saluer et remercier tout particulièrement Son Excellence l’ambassadeur Mohamed Bajrafil pour son engagement et son implication personnelle dans la défense et la promotion de ce dossier, ainsi que pour son action constante en faveur du rayonnement de notre pays. Cette réussite est celle de tous ceux qui, aux côtés du chef de l’État, ont cru en ce projet
Vous êtes en charge de la Défense au sein du Cabinet présidentiel. Comment nos forces armées s’inscrivent-elles dans la dynamique de développement du pays ?
C’est un aspect essentiel, et trop souvent méconnu, de la mission de nos forces de défense et de sécurité. Sous l’impulsion du président Azali Assoumani, chef suprême des Armées, l’armée comorienne ne se limite pas à sa mission de défense du territoire : elle est aussi un acteur du développement au service direct de la population. J’en veux pour preuve, tout récemment, l’inauguration d’un nouveau centre de maternité au sein du service de santé militaire, un outil moderne qui vient renforcer l’offre de soins pour les familles de militaires comme pour la population environnante.
Quelle est la portée d’une telle initiative ?
Elle illustre parfaitement la vocation civilo-militaire que le chef de l’État souhaite pour nos armées : des forces disciplinées et modernes, mais aussi proches des populations et engagées à leurs côtés dans les grands chantiers du quotidien, qu’il s’agisse de santé, d’infrastructures ou de formation. C’est une armée qui protège, mais qui construit également, en parfaite cohérence avec la vision du Président Azali Assoumani pour un développement inclusif de notre pays.
En tant que Secrétaire national de la CRC, quel message adressez-vous aux militants à l’approche des prochaines échéances électorales ?
Mon message est clair : mobilisation totale. Les prochaines échéances électorales sont déterminantes pour l’avenir de notre pays et pour la poursuite du projet du Renouveau porté par Son Excellence le président Azali Assoumani, président fondateur de notre parti. J’appelle chaque militante et chaque militant, sur chacune de nos îles et au sein de la diaspora, à se mobiliser sans relâche, dans la discipline, l’unité et la loyauté envers le chef de l’État et envers le parti.
Vous employez souvent les mots «unis, disciplinés et loyaux». Que signifient-ils pour vous ?
Ce sont les trois piliers de notre engagement militant. Unis, parce que la force de la CRC et celle de la mouvance présidentielle résident dans notre capacité à parler d’une seule voix, au service du pays. Disciplinés, parce qu’aucune victoire politique ne se construit dans le désordre : chaque militant doit respecter les statuts et les orientations de notre parti. Loyaux, enfin, parce que nous devons fidélité et engagement à Son Excellence le président Azali Assoumani, qui a toujours placé l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toute autre considération. C’est cette ligne de conduite, unis, disciplinés et loyaux, que je demande à chaque militant de porter, aujourd’hui plus que jamais.
Un dernier mot?
Je voudrais réaffirmer, au nom de tous ceux qui, comme moi, ont l’honneur de servir aux côtés de Son Excellence le président Azali Assoumani, notre entière détermination à accompagner sa vision pour des Comores unies, stables et prospères. Je remercie la presse pour son travail d’information, et j’invite l’ensemble de nos compatriotes à rester mobilisés et confiants en l’avenir de notre pays.




