La deuxième édition de « Libérer les Énergies », portée par l’Anaden, mise sur le numérique et les énergies renouvelables pour révéler, accompagner et concrétiser les projets des jeunes talents comoriens.

 


Lancée officiellement le jeudi 1er octobre 2026, la deuxième édition de «Libérer les Énergies» change de format. Après une première expérience sous forme de concours, l’initiative portée par l’Anaden (Agence nationale de développement du numérique) devient désormais une émission télévisée destinée à faire connaître les talents comoriens dans les domaines du numérique et de l’énergie. 

Présent devant les journalistes, le directeur général de l’Anrtic (Agence nationale de régulation des technologies de l’information et de la communication), Said Mouinou Ahamada, a présenté les ambitions de cette nouvelle formule. «Notre ambition est simple : identifier, accompagner et mettre en lumière des talents capables de proposer des solutions aux défis de notre pays», a-t-il déclaré. Selon lui, le numérique et les énergies renouvelables constituent des leviers susceptibles de contribuer au développement économique, à la création d’emplois et à l’amélioration des services. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 10 octobre. Les porteurs de projets âgés de 18 à 45 ans, résidant aux Comores ou dans la diaspora, peuvent soumettre leurs idées sur une plateforme dédiée. 


Selon le directeur général adjoint de l’Anaden, Abou El Madjid Oussoufa, une première sélection conduira progressivement au Top 50, puis au Top 10 et enfin aux trois lauréats. «Aujourd’hui, nous nous sommes juste limités au secteur de l’énergie combiné avec le digital», a-t-il précisé. 
Les projets peuvent toutefois concerner d’autres secteurs, notamment l’agriculture, la pêche ou le tourisme, à condition d’intégrer une dimension numérique ou énergétique. 
Les candidats bénéficieront de coaching, de mentorat et de formations tout au long de la compétition.


Pour les trois finalistes, l’accompagnement se poursuivra après la compétition. Nazeme Mohamed, responsable de la Direction de l’innovation de l’Anaden, a annoncé une incubation d’au moins six mois pour «mûrir encore plus leur projet». Le premier lauréat recevra une dotation de 5 millions de francs, tandis que des partenaires financiers pourront être mobilisés pour les projets nécessitant davantage d’investissements.La finale, prévue le 28 novembre, permettra également au public de participer au choix des lauréats par un système de vote. Le message des organisateurs aux futurs candidats tient en quelques mots : «Il faut dans un premier temps croire et dans un deuxième temps oser».

Par Richda Radjab (stagiaire)