Une enquête réalisée par le programme Eese (Environnement favorable aux entreprises durables) a fait l’objet d’une validation, lundi 14 novembre, dans un hôtel de la capitale fédérale. L’enquête vise à identifier les contraintes majeures qui freinent le développement des entreprises opérant dans l’économie bleue.
Le dialogue tripartite “employeur, employé et gouvernement”
Des employés et employeurs ainsi que le gouvernement ont été consultés pour définir l’environnement actuel des affaires tout en projetant son amélioration. Il s’agit d’un travail de l’Eese avec les mandats de l’Organisation internationale du travail (Oit) et les parties prenantes locales en vue d’évaluer le contexte économique, politique, social et environnemental des entreprises. Le coordonnateur national du projet “développement de l’économie bleue aux Comores”, Mohamed Abdoulhamid, note l’existence de plusieurs contraintes révélées par l’enquête telles que “les problèmes de fiscalité au niveau des entreprises, l’absence de dialogue public-privé, le manque de crédit à long terme pour les investissements et le dialogue tripartite “employeur, employé et gouvernement”.
Le technicien estime que l’urgence demeure l’amélioration des conditions d’investissements dans le secteur de l’économie bleue, précisant que les spécificités du pays devraient pousser les acteurs à imaginer de solutions innovantes sur le long terme. “Par rapport à l’économie bleue, il faut améliorer l’environnement et les conditions pour attirer plus d’investisseurs. Nous sommes un pays insulaire et subissons les effets du changement climatique. Se tourner vers des activités durables devient aujourd’hui une nécessité “, estime le coordonnateur national du projet. Après la validation de ladite enquête, le projet entend apporter, dans un premier temps, de solutions aux contraintes exposées au cours des échanges.
Appréciation du Modec
Cette enquête devrait, selon les techniciens, améliorer un plan d’action pour la promotion de l’économie bleue.Car l’idée consiste, selon les participants, à améliorer les conditions propices à la création de structures et à la croissance. Le directeur exécutif du Mouvement des entreprises comoriennes (Modec), Djalim Abdallah, estime que l’enquête répondrait aux objectifs sur l’économie bleue, notamment le secteur de la pêche, de l’agriculture et du traitement des déchets.
Selon lui, il est temps d’initier les entreprises comoriennes dans les politiues d’appropriation des emplois verts, estimant que l’espoir est permis. “Je voudrais remercier l’Organisation internationale du travail qui essaie de nous inciter à se tourner vers l’économie bleue. Des projets sont en cours dans différentes régions, au sud et au nord de Ngazidja. J’appelle à tous ceux qui sont intéressés aux trois secteurs de rejoindre notre équipe pour la création des entreprises”, lance le directeur exécutif du Modec.