Le ministère de l’Éducation forme des enseignants à Ndzuani pour intégrer l’éducation climatique dans les écoles. Une expérimentation sera menée avant une généralisation progressive à l’ensemble du pays.

 

Le ministère de l’Éducation nationale a organisé, lundi 8 juin dernier à Ndzuani, un atelier de formation consacré à l’intégration de l’éducation climatique et environnementale dans les enseignements du préscolaire et du primaire. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme national visant à sensibiliser les jeunes générations aux défis liés au changement climatique. Plusieurs enseignants de l’île ont pris part à cette session qui précède une phase d’expérimentation dans trois établissements scolaires.

Une meilleure compréhension des enjeux environnementaux

Les premiers tests devraient être menés cette même semaine dans des écoles situées à Mutsamudu, Ongoju et Pomoni, aussi bien dans le secteur public que privé. Selon Dr Mohamed Abdou, consultant en éducation et changement climatique auprès de l’Unicef, ce programme est porté par le gouvernement comorien avec l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment l’Unicef et l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica).

«Notre ambition est de permettre aux enfants de mieux comprendre leur environnement et les défis climatiques auxquels le pays est confronté. L’éducation constitue un levier essentiel pour préparer les futures générations à adopter des comportements plus résilients », a-t-il expliqué.
Le consultant a indiqué que plusieurs outils pédagogiques sont actuellement en cours d’élaboration afin d’accompagner cette démarche.

Le projet prévoit notamment la conception de quatre livrets pédagogiques destinés aux élèves, ainsi qu’un guide pour les enseignants. Ces supports couvriront les différents niveaux, de la maternelle au cours moyen deuxième année, avec pour objectif d’intégrer progressivement les notions liées au climat et à l’environnement dans les apprentissages quotidiens.

 Dr Mohamed Abdou a rappelé que les Comores figurent parmi les pays les plus exposés aux effets du dérèglement climatique. Selon lui, les enfants constituent l’une des catégories les plus vulnérables, en particulier ceux vivant dans des zones à risque ou en situation de handicap. D’où la nécessité d’agir dès le plus jeune âge pour développer une meilleure compréhension des enjeux environnementaux.


Cette phase pilote permettra de recueillir les observations des enseignants et des élèves afin d’améliorer les contenus avant leur déploiement à l’échelle nationale. Les participants à la formation ont salué cette initiative. Pour l’enseignante Elfaizate Saindoune Ben Ali, même si l’année scolaire touche à sa fin, le projet demeure pertinent. «Les enfants d’aujourd’hui seront les décideurs de demain. Il est important de leur transmettre très tôt les connaissances et les bonnes pratiques pour protéger leur environnement», a-t-elle soutenu.