À l’occasion de sa neuvième édition de soutien aux maîtres coraniques, l’agence nationale Dar Al Sadaqa a distribué, jeudi 29 octobre, une aide financière à 80 bénéficiaires issus de Ngazidja, Ndzuani et Mwali.
L’Agence nationale des aumônes, Dar Al Sadaqa, a organisé, hier jeudi 29 octobre, à son siège, une cérémonie de remise d’aides financières à 80 maîtres coraniques issus de Ngazidja, Ndzuani et Mwali. Parmi les bénéficiaires, 40 exercent à Ngazidja, 25 à Ndzuani et 15 à Mwali.
La cérémonie a réuni des responsables religieux ainsi que des membres du personnel de l’agence.
Préserver la vocation éducative
Prenant la parole, le chef du service des écoles coraniques à la Direction générale des affaires islamiques, Dr Ibrahim Nassuf Hamadi, a rappelé le rôle éducatif que jouaient autrefois ces établissements. Il a expliqué que leur enseignement ne se limitait pas à la mémorisation du Coran, mais englobait également l’éducation civique et le développement personnel. «À l’époque, les maîtres coraniques faisaient des efforts du matin au soir pour enseigner les préceptes de l’Islam.
Les études n’étaient pas consacrées uniquement aux versets coraniques, mais aussi à une éducation civique et au développement personnel. Plusieurs disciplines y étaient intégrées. Pour les personnes qui n’arrivaient pas à mémoriser le Saint Coran, par exemple, on enseignait l’agriculture, la construction et d’autres métiers», a-t-il rappelé. Dr Ibrahim Nassuf Hamadi a également invité les maîtres coraniques à mesurer la valeur de leur mission, qui consiste à transmettre le savoir religieux. Il les a encouragés à exercer leur métier avec sincérité, dans l’espoir d’obtenir une récompense divine.
Une meilleure reconnaissance
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’assumer pleinement leurs responsabilités et d’éviter les absences répétées qui conduisent certains enseignants à confier leurs élèves à des personnes insuffisamment engagées dans l’encadrement des écoles coraniques. Selon lui, ces pratiques peuvent entraîner des difficultés dans le fonctionnement des établissements.
De son côté, le directeur de l’Agence nationale des aumônes, Ali Mdahoma, a assuré que les maîtres coraniques pourraient, à l’avenir, bénéficier d’une rémunération comparable à celle des autres travailleurs. Il n’a toutefois pas précisé les modalités ni le calendrier de cette mesure. La déléguée au tourisme de Ngazidja, Zainaba Mouignidaho, a exprimé sa gratitude envers le personnel de Dar Al Sadaqa et les contributeurs aux aumônes. Elle a appelé l’ensemble des Comoriens à participer à cet effort de solidarité, selon leurs moyens. Le représentant de l’agence à Mwali a, pour sa part, salué les efforts du président de la République, Azali Assoumani, tout en plaidant pour l’ouverture d’une antenne régionale de Dar Al Sadaqa sur l’île.
Une telle structure permettrait, selon lui, de rapprocher les services de l’agence des bénéficiaires et de faciliter ses activités. Enfin, le représentant de l’agence à Ndzuani a appelé à renforcer la proximité avec les populations. «Notre ambition commune doit être de faire de l’Agence nationale des aumônes une institution de proximité, capable d’apporter des réponses adaptées aux réalités locales et de garantir une meilleure prise en compte des besoins des populations les plus démunies», a-t-il déclaré.


