Réunis les 16 et 17 septembre, techniciens, vétérinaires et partenaires ont validé le plan national 2026-2030 destiné à renforcer la lutte contre la peste des petits ruminants aux Comores.
Le ministère de l’Agriculture a réuni, les 16 et 17 septembre derniers, des techniciens, ingénieurs et vétérinaires des différentes îles pour examiner et valider le Plan stratégique national de contrôle et d’éradication de la peste des petits ruminants (Ppr), couvrant la période 2026-2030. À l’ouverture des travaux, le secrétaire général adjoint du ministère, Ahamada Djoubeire, a rappelé que la maladie est présente aux Comores depuis novembre 2012. «La peste des petits ruminants doit être maîtrisée et éradiquée», a-t-il déclaré.
Des pertes importantes
L’atelier s’est déroulé en présence du secrétaire général du ministère, Tadjidine Ben Ahmed, ainsi que de représentants du Secrétariat panafricain de la Ppr et de la Fao (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). La Ppr constitue une menace pour l’élevage des petits ruminants, important pour les revenus des ménages, l’alimentation et l’approvisionnement des marchés.
Les animaux représentent également une forme d’épargne pour de nombreuses familles. À Koua, à Ngazidja, 102 animaux sont morts entre octobre et novembre 2025, touchant 67 éleveurs, selon Ahamada Djoubeire. À Ntsaoueni, en janvier 2026, douze élevages sur seize ont été atteints, avec plus de 90 décès signalés. «Ces chiffres doivent nous mobiliser. Ils confirment que la maladie circule et que les impacts restent sévères», a-t-il dit.
Vaccination et surveillance
Le directeur national de l’élevage, Djounaid Ahamada, a rappelé qu’une campagne de vaccination avait déjà été menée en 2014. Il a préconisé de renforcer la vaccination, la surveillance épidémiologique et le contrôle des mouvements d’animaux, notamment dans les ports et aéroports. Élaboré avec l’appui de la Fao et du Secrétariat panafricain de la PPR, le plan doit être soumis au gouvernement. Le ministère vise une feuille de route opérationnelle avant fin 2026, avec l’appui du nouveau Code de l’Élevage.




