Le jeune boxeur international comorien des -86 kg, né en mai 2005, revient sur son dernier combat face à l’Ougandais, Arafat Kibirigi
1. Quel est votre sentiment après avoir gagné votre deuxième combat en autant d’éditions de la Coupe du président?
Ce soir j’ai beaucoup gagné en expérience. J’étais face à un adversaire expérimenté et très intelligent. Il y’avait une grande différence, entre nous deux. Il savait ce que je préparais, en fait. Je sais que son rythme de combat est la bagarre, qui est son point fort. Quand je boxais à distance, il voyait, par son expérience, et comprenait que je voulais lui tendre un piège afin de le contrer.
Mais comme il ne venait pas et que le temps passait, j’ai été obligé d’aller à la bagarre pour marquer mes points. A un moment donné, vu que c’est son domaine, je me suis contré et je suis tombé. C’est à partir de là que j’ai commencé à analyser le jeu et, surtout, sa tactique. C’était une très belle expérience et j’en avait besoin.
2. Vous êtes sélectionné pour les Jeux des îles. Quels sont vos objectifs?
Primo, c’est d’aller gagner de l’expérience. Je dois gagner en maturité car je suis encore jeune. Secundo, c’est la médaille. Je dois emmagasiner plus d’expérience pour tenter de passer en statut professionnel et faire, en suite, le maximum de combats comme les championnats du Monde et les championnats d’Europe.
3. Qu’en est-il de vos perspectives un an avant le coup d’envoi des prochains Jioi?
Mon projet, c’est de retourner en France et d’aller faire tous les championnats possibles, notamment le championnat de France et le championnat régional. Là-bas, je suis déjà champion régional, j’ai gagné ma ceinture. Maintenant, je vais tenter de gagner le championnat de France et le championnat d’Europe. D’ici là, je vais gagner en expérience avant les jeux des îles Comores 2027.

