Par deux fois les Cœlacanthes ont mené au score au stade international de Mitsamihuli contre le Cameroun et le Maroc, et par deux fois ils ont été rejoints. Alors l’ouverture du score de Ben Fardou sur coup franc, dès la… première minute de jeu, si elle a fait exploser le stade de Moroni, n’était pas trop de nature à rassurer des supporters qui alterneront le chaud et le froid durant toute la rencontre. D’autant que l’équipe paraissait amoindrie, et ce dans tous les compartiments. Au total, six changements dans le onze de départ, par rapport au dernier match contre le Maroc.
Salim Ben Boina dans les buts
Si le capitaine, Nadjim Abdou, a retrouvé sa place dans la charnière centrale en compagnie de Kassim Abdallah, Amiredine Abdou devait faire sans certains joueurs qui se sont imposés, au fil des matchs, comme des indéboulonnables dans son “traditionnel” onze de départ. Faïz Selemani sur l’aile de l’attaque, Rafidine Abdullah au cœur du jeu et Bendjaloud Youssouf – déjà absent contre le Maroc – sur le flanc droit de la défense. Kassim M’Dahoma en défense, Aadil Assana au milieu de terrain et Saïd Bakari en attaque, étaient chargés de contenir les Flammes du Malawi, troisième de la poule B au coup d’envoi de la rencontre avec quatre points. Dans les cages, Salim Ben Boina a été titularisé en lieu et place d’Ali Ahamada. Forts de leur ouverture du score prématurée, les Verts réalisaient une très bonne entame de match. Mais passé le premier quart d’heure, les hommes de Ronny Van Geneugden, menés pas un très bon Yamikani Chester, ont commencé à se ressaisir. Les Coelacanthes ne parvenaient pas à poser leur jeu, et Les Flammes en profitaient pour inquiéter Salim Ben Boina.
Richard Mbulu envoyait un tir au ras du sol à côté du montant droit (30è), tandis que le gardien de l’Athlético Marseille devait sortir aux pieds de Chiukepo Msowoya pour empêcher l’attaquant d’égaliser (32è). Une dernière frayeur, à la quarantième minute, sur une reprise du droit de Richard Mbulu et l’arbitre de la rencontre, le Rwandais Louis Hakizimana, devait envoyer les deux équipes aux vestiaires sur ce score de un but à zéro. Les Verts reviennent sur la pelouse avec beaucoup d’envie. La partie est alors plus ou moins équilibrée. Les occasions s’enchainent de part et d’autre. Nasser Chamed tirait à côté (50è), pendant que Chiukepo Msowoya obligeait Ben Boina à la parade (52è). L’entrée de Patrick Phiri, à la cinquante-sixième minute, redynamise l’attaque des Flammes. L’ailier s’amusait de la défense comorienne, et laissait Ben Boina scotché sur ses appuis (64è, 1-1).
Alourdir le score
Mais les Cœlacanthes n’auront pas eu le temps de douter. Dans la foulée, Nasser Chamed passait en revue deux défenseurs et crucifiait Charles Swini (2-1). Le numéro 17 des Verts, à l’origine du but égalisateur contre le Maroc, aura été l’un des hommes forts de la rencontre. Ben Boina ne sera pas vraiment inquiété jusqu’à la fin du match.
Youssouf M’Changama, à la quatre-vingt-quatrième minute, et Ben Fardou, dans les arrêts de jeu, passeront au contraire tout près d’alourdir le score. L’avant-centre de l’Etoile rouge Belgrade reste, après cette quatrième réalisation, le meilleur buteur de la poule B. Et le deuxième meilleur buteur des éliminatoires – derrière le Nigérian Odion Ighalo (six buts) –, à égalité avec le Zimbabwéen Knowledge Musona. Grâce à cette victoire, et avec leurs cinq points, les Comores prennent la troisième place de la poule B au détriment du Malawi (4 points). Elles sont à trois points du Cameroun qui a été défait, deux à zéro, par le Maroc et qu’elles doivent aller défier en mars prochain. Avec leurs dix points, les Lions de l’Atlas sont, d’ores et déjà qualifiés. Ils se déplaceront à Lilongwe, toujours au mois de mars, pour y affronter le Malawi.
On prend, donc, rendez-vous pour mars…