Une séance a rassemblé yogis confirmés et débutants sous les auspices d’une Yogi comorienne qui pratique cette discipline “depuis près de 20 ans

 

Avec quelques jours d’avance, les Comores ont célébré au Stade de Moroni la journée internationale du Yoga, le samedi 13 juin. C’était un public mixte composé de personnes issues de milieux différents et quelques fois d’origines différentes dans un beau mélange. Le tout nouveau consul honoraire de l’Inde aux Comores, Shemir Kamoula, est le principal organisateur de cet événement. Selon lui, “le yoga est un héritage ancestral de l’Inde, offert au monde comme un chemin vers l’équilibre, l’harmonie et le bien-être. Bien plus qu’une simple pratique physique.

Il représente une philosophie de vie qui unit le corps, l’esprit et l’âme”, a déclaré le plus Comorien des Indiens, de l’avis de certains. “Cette édition revêt pour moi une signification toute particulière puisqu’il s’agit de la première que j’ai l’honneur d’organiser depuis ma nomination en qualité de Consul de l’Inde aux Comores”, a rappelé l’opérateur économique marié à une Comorienne.

“Dans un monde confronté à de nombreux défis – qu’ils soient sanitaires, sociaux ou environnementaux – le yoga nous rappelle l’importance de prendre soin de nous-mêmes tout en cultivant une relation harmonieuse avec les autres et avec notre environnement”, a-t-il, par ailleurs, soutenu. 

“Une tradition qui a traversé les siècles”

Parmi les officiels qui ont fait le déplacement au stade figure le chargé d’affaires de la République de l’Inde avec résidence à Madagascar, Mohit Kumar. Le secrétaire général du ministère comorien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Imam Abdillah, représentait le gouvernement. Pour l’occasion, s’agissant du Yoga, il dira qu’il s’agissait “d’une véritable tradition qui a traversé les siècles à travers le monde pour devenir un outil de diplomatie publique pour la République de l’Inde avec laquelle nous partageons le même espace qu’est l’Océan indien”. 


Après les discours, place à la discipline. C’est la yogi Nadia Tourqui, une figure importante de la société civile comorienne, qui animait la séance. Elle était assise en tailleur sur une estrade surplombant la pelouse. Sur son tee-shirt, il y avait écrit “International day of Yoga”.
Un micro à la main, pédagogue, elle expliquait aux nombreux participants les postures à adopter et les moyens d’y parvenir.

“Journée Internationale” par l’Onu, depuis 2012

A 60 ans, elle semble n’avoir rien avoir perdu de sa souplesse. “J’ai commencé à faire du yoga en 2008 à la suite de crises répétées de douleurs sciatiques sur recommandation de mon médecin”, rembobine-t-elle. “Dès les premières séances, j’ai constaté un soulagement effectif. De plus, je me sentais mieux dans mon corps, moins de stress plus de souplesse”, se souvient-elle. Dans sa lancée, elle donne un petit conseil aux yogis débutants : “A force de répéter les exercices, on voit sa progression.

 Et contrairement à ce que l’on croit, ça peut être très physique selon le type de yoga pratiqué”, soutient-elle avant de conclure : “c’est une pratique qui fait du bien à la fois au corps et à l’esprit”. Une participante, charmée, envisage de s’y mettre au moins une fois par semaine “pour commencer”.
Depuis 2012, le 21 juin est proclamé “Journée Internationale du Yoga” par l’Organisation des Nations unies.