Ancien international, sélectionneur national et pilier du club Kazampassane, Saïd Salim laisse derrière lui un héritage sportif et humain considérable
Le monde sportif comorien est en deuil. Saïd Salim, figure emblématique du handball national, s’est éteint le 17 mars 2026 à Mtsamdu ya Ndzuani. Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se multiplient à travers le pays. Après une cérémonie religieuse organisée le 25 mars à la mosquée du Palais du peuple à Moroni par la Fédération comorienne de handball, un nouvel hommage lui a été rendu ce dimanche au gymnase, réunissant autorités, sportifs et proches du défunt.
Ancien joueur international, sélectionneur national et pilier du club Kazampassane de Mtsamdu, Saïd Salim laisse derrière lui un héritage sportif et humain considérable.Reconnu pour son engagement dans la formation des jeunes et son implication au sein de la fédération, il incarnait des valeurs de rigueur, de transmission et de discipline.Après une lecture collective du Saint-Coran, l’émotion était palpable. Tour à tour, autorités, responsables sportifs et proches ont pris la parole pour saluer la mémoire d’un homme unanimement respecté.
Introduisant les prises de parole, le gouverneur de Ndzuani, Dr Zaïdou Youssouf, a tenu à rappeler la portée spirituelle et humaine de cet hommage : “Rendre hommage constitue une sunnah, comme l’a recommandé le Prophète de l’islam. Nous pleurons aujourd’hui un homme parti trop tôt”, a-t-il soutenu.
Prenant la parole au nom du ministère des Sports, le directeur régional de la Jeunesse et des Sports, Djaanfar Motroi, a élargi le regard sur le parcours du défunt : “C’est une journée particulière pour les athlètes. Au nom du ministère des Sports, profondément touché, nous rendons hommage à un homme qui ne s’est pas limité au handball : il a aussi pratiqué le football et le basketball. Ce sont les bienfaits qu’il a semés de son vivant qui nous réunissent toutes et tous aujourd’hui”, dit-il.
“C’était un frère,pas seulement un coach”
Du côté du club Kazampassane, l’émotion était plus palpable encore. Le président du club, Saïd Mahatsara dit Zico, a livré un témoignage personnel chargé de souvenirs : “Toutes les personnes qui lui étaient chères sont ici pour lui rendre hommage. Je l’ai rencontré en 2011. C’était un frère, pas seulement un coach. Il transmettait des principes, sur le terrain comme dans la vie. “Allez de l’avant même quand c’est difficile”, avait-il l’habitude de dire. Son départ laisse un vide dans l’ensemble des quatre îles”, a-t-il déclaré.
Enfin, la vice-présidente du club Kazampassane, Nailati Silahi, a insisté sur la dimension du moment. “Cette cérémonie est un hommage et une prière pour notre coach. Qu’il repose en paix et que le paradis soit sa dernière demeure. Il était le pilier de l’équipe, toujours engagé et responsable. C’est une perte immense. Nous devons faire preuve de patience et suivre son exemple”, a-t-elle conclu.

