Il est recommandé «d’adapter les connaissances acquises aux difficultés rencontrées sur le terrain, tel que le sureffectif, l’insuffisance d’équipements, etc
L’évolution des pratiques et la construction d’une nouvelle génération d’enseignants et de formateurs capables d’accompagner les élèves dans leur développement global» a fait l’objet d’une séance de formation en Education physique et sportive (Eps) durant deux semaines, du 10 au 21 août 2026, à l’école primaire de Moroni-Coulée.
La cérémonie inaugurale a vu la présence du directeur général de l’Ifere, le Coordinateur du projet Peps et les formateurs venant de Madagascar. A cette occasion le Secrétaire général Saïd Soulé Saïd s’est étendu sur l’importance de la pratique du sport pour la santé au-delà du rôle des préparateurs physiques dans la révision du programme scolaire physique et sportif.
Hommages
Tout en rendant hommage au feu enseignant, Fundi Chakira, il a mis en avant la valeur pédagogique et le défis des bénéficiaires de cette formation de formateurs d’Eps : «Vous avez acquis une formation avec une approche bien définie. Adaptez ces nouvelles connaissances aux difficultés dont vous allez devoir affronter tel que le sureffectif, l’insuffisance d’équipements ou encore le défaut de terrains impraticables pour répondre au besoin», formule-t-il. A l’entendre, l’Education physique et sportive ne poursuit pas uniquement un objectif physique «mais aussi une recherche de bien-être». Avec le programme Play International et d’autres partenaires de l’éducation nationale, «nous nous sommes lancés dans un dynamique de développement du secteur qui ne se résume pas seulement au développement des infrastructures, mais aussi à celui des compétences des enseignants à travers plusieurs formations du genre» a-t-il déclaré avant de rendre hommage aux futurs formateurs et aux «efforts du gouvernement comorien et de remercier les partenaires techniques et financiers de ce processus».
80 heures «bien remplies»
Pour sa part, le coordinateur pédagogique de Play International au niveau de l’Océan indien, Cedric Mountembe, a parlé de quatre-vingts heures «riches en apprentissage, en échanges, en questionnements et parfois de remises en question». Il a évoqué le travail consacré au nouveau programme d’Eps à travers la pédagogie, la didactique, la construction des séances, l’évaluation, la sécurité, les compétences psychosociales, l’inclusion et la posture du formateur.Cedric Mountembe a, en outre, rappelé aux futurs formateurs leur rôle qui ne se limiterait pas à transmettre des connaissances mais, également, à accompagner, questionner, encourager, faire gagner en confiance et inciter les enseignants à former.Au nom des bénéficiaires de la formation, l’ancien enseignant en Education physique et sportive et futur formateur, Halifa Mlamali, a formulé le vœu pour tous de parvenir «surtout à une vision plus claire entant que formateur d’éducation physique et sportive de qualité. Il remercié les formateurs malgaches, madame Hingo et monsieur Jose, le programme Play International ainsi que l’ensemble des acteurs de l’Education nationale aux Comores.Avant de clore la brève cérémonie, il a été procédé à une remise de kit d’apprentissage constitué de syllabus, de support des cours, de contrats, d’attestation et d’ordinateur portable, aux participant. Tous issus de l’Ifere, les quatre participants doivent former quarante-quatre enseignants d’Eps en poste sur l’ensemble du territoire national.

