Le sélectionneur des Comores revient sur les enseignements tirés et le projet de son équipe après son dernier rassemblement à Marrakech

 

Comment s’est déroulé votre stage à Marrakech? 


Après un début difficile, il s’est bien déroulé, notamment à partir du match joué contre les U23 du Maroc. Il nous a bien mis enjambe et sur le plan physique. Pour le match du mardi (contre la Guinée Equatoriale (1-0), ndlr), c’est vrai qu’au début, on a eu un problème d’organisation puisqu’on a raté deux jours d’entraînement. Cela nous a compliqué la tâche, mais je pense que sur la fin, on s’est bien rattrapé.

Quelles sont les leçons tirées de votre match amical contre la Guinée Equatoriale? 


On a eu beaucoup d’enseignements positifs. On a bien maîtrisé ce match à tous les niveaux si ce n’est qu’on a, encore, manqué d’efficacité offensive. Je pense que la différence a été nette dans le match puisqu’on a encore eu beaucoup d’occasions de but. C’est vrai que le fait d’avoir marqué ce but à la dernière minute du match nous a libérés. C’était un match très positif. Je pense que c’était, tout simplement, le meilleur match qu’on ait fait depuis que je suis arrivé aux Comores.

C’était quoi votre dernier message au groupe avant de vous séparer? 


A l’égard des joueurs, il a été, surtout, de bien profiter de leurs vacances. Il y a beaucoup de joueurs qui ont besoin de récupérer moralement et physiquement. Mais c’était aussi de leur dire de suivre les clubs avec lesquels ils vont jouer. C’est très important pour pouvoir être sélectionné en équipe nationale. Comme on est en période de mercato, je leur ai également conseillé de faire le bon choix du club pour avoir du temps de jeu.


Pensez-vous déjà à votre match contre le Cameroun et la Namibie? 


Ecoutez! Le Cameroun, tout le monde le connait. C’est une équipe qui a un potentiel énorme. Mais nous, aussi, nous avons du potentiel. Nous avions eu quelques joueurs absents lors de notre dernier rassemblement à Marrakech. Ils seront présents en septembre. Je l’espère bien inshallah.
Nous espèrons aussi pouvoir convaincre d’autres joueurs qui jouent dans le très haut niveau en France.

On n’aura aucun complexe contre le Cameroun et la Namibie. L’équipe de la Namibie, on la connaît très bien puisqu’on l’a jouée dernièrement à Kazakhstan (lors des séries Fifa 2026, ndlr) et on a fait un match nul et vierge. Ça va être un groupe (le G, ndlr) très serré et très homogène.
 
Vos supporters critiquent beaucoup votre ligne d’attaque et le fait qu’ils marquent moins que d’habitude. Que dites-vous de cela? 


C’est facile de critiquer. Mais le problème est qu’il faut trouver des attaquants de niveau international. Il faut absolument les trouver, et malheureusement je ne peux pas les inventer. On a des contacts et des connexions avec certains d’entre eux et ils pourraient nous rejoindre. Mais pour l’instant on n’a pas forcément de réponses positives.

 On travaille là-dessus. Mais, dans certains clubs professionnels français, il y a des jeunes attaquants d’origine comorienne qu’on va suivre. J’espère qu’ils arriveront rapidement au niveau international pour nous aider. Le joueur, Myziane Maolida est gravement blessé, pour une longue durée. Il s’est fait opérer un ligament croisé du genou et cela, également, nous handicape beaucoup.