Le pionnier de cet art martial a été honoré Place de l’indépendance à Moroni par des pratiquants de Ngazidja

 

La Fédération comorienne de taekwondo (Fctdk) a rendu hommage, samedi 18 avril 2026, sur la Place de l’indépendance, à Moroni, au pionnier de ce sport de combat, “maître” Moissi. De son vrai nom Mahamoud Bacari Moissi, a instauré, il y a trente-cinq ans, le taekwondo aux Comores. Depuis 1991, cet art martial suit son bonhomme de chemin. Il est dirigé, actuellement, par le colonel Soilihi Abdallah Raficki.


La cérémonie a été honorée de la présence des dirigeants des fédérations de judo, José Chakrina Nourdine Abodo et de karaté, Abdillah Housseine. 
Dans son témoignage, un ancien président de la fédération, maître Mohamed Saïd Allaoui dit “Losange”, a retracé l’histoire de cette discipline aux Comores. Tout a commencé en 1991 après le retour de maître Moissi de la Guinée où il a suivi ses études universitaires. “Maître Moissi a commencé à former au Dojo tae de Moroni Grimaldi. Il a appris cet art martial d’originaire de Corée du sud à des jeunes dont certains sont devenus Ceintures noires.

Il a collaboré avec feu maître Bernard Toinette, un duo qui a formé plusieurs combattants dont maître Ahmed Ahamada, ici présent”, devait-il retracer. Le taekwondo a été affilié à la fédération internationale (Wtf) grâce à l’engagement de l’ancien président de la fédération, Soilihi Moumini. Aujourd’hui, cette discipline “brille ici et ailleurs. Il compte des médailles remportées lors de compétitions internationales”. Ilona Adam, également, fait parler du taekwondo national à l’échelle international en enchainant les belles performances notamment lors des derniers championnats du Monde 2025.


Le taekwondo est retenu parmi les épreuves des Jioi 2027. “Nous espérons y remporter des médailles comme ce fut le cas en 2007 aux Jioi de Madagascar”, tel est le vœu de maître Losange. Maitre Moissi peut, ainsi, se prévaloir d’avoir laissé des successeurs prometteurs. “Je suis très honoré de voir ce beau monde ici devant moi. Ceci me rassure qu’il y a une grande dynamique autour du taekwondo comorien”, devait-il déclarer avant de conseiller : “aimer ce sport qui aide l’harmonisation du corps et de l’esprit.

 Il faut avoir de la confiance en soi, croire en ses capacités et avoir un esprit positif. C’est un sport de combat de coup de poing, de coup de pied pratiqué avec intelligence”. Enfin, il a suggéré “d’essayer de travailler étape par étape afin de mieux grandir techniquement et mentalement dans ce sport”. Pour sa part, le président de la fédération, le colonel Soilihi Abdallah Raficki, a félicité maître Moissi pour avoir instauré ce sport dans l’archipel :

 “Nous essayons de restructurer la fédération et sa direction technique également en planifiant des sessions de formation pour rendre nos athlètes toujours plus performants”. Par rapport aux prochains Jioi, il a assuré que la fédération allait “travailler de façon à avoir trois représentants dans chacune des catégories”. Au pionnier comme à ses successeurs : félicitations et bonne route.