Le président du comité national olympique, estime que l’Etat doit pouvoir accompagner financièrement, également, les autres disciplines lors de leurs compétitions internationales et que ce soutien peut contribuer au développement du pays par le biais du sport
Quelles sont vos impressions sur la dernière Ag du Cosic?
Les choses se sont bien passées (le 2 mai dernier à Moroni, ndlr). Seules deux fédérations n’étaient pas représentées. Tout s’est déroulé dans de bonnes conditions. Ainsi l’ordre du jour a été validé à l’unanimité, les débats se sont bien déroulés car les échanges étaient positifs et, surtout, constructifs.
Je remercie, à l’occasion, tous les présidents et les délégués des fédérations pour toute l’attention qu’ils portent au Cosic. Ils participent, activement, à toutes nos assemblées générales.
Désormais, nous espérons mettre en exécution toutes les recommandations qui nous ont été faites dont la principale à savoir l’assistance et l’accompagnement des athlètes dans le cadre des prochains Jeux des îles, en 2027 au pays. La préparation de cette échéance a constitué un des principaux sujets de discussion de cette assemblée générale.
Quel est votre mot d’ordre par rapport, justement, à la préparation des athlètes?
Tout d’abord, il faut qu’on comprenne une chose : ce n’est pas le Cosic qui organise les Jeux des îles. Ils sont organisés par l’Etat sous la direction du Comité d’organisation, le Coji, qui est nommé par le chef de l’Etat dont le Cosic fait partie. Par contre, nous contribuons pleinement à la réussite de ce grand rendez-vous et à la préparation des athlètes. Notre souhait est d’avoir plus de médailles encore. On peut relever ce défi parce qu’on a réussi à le faire lors des Jeux des îles en 2023 à Madagascar.C’était une victoire du fait que nous avons doublé notre moisson de médailles, dont cinq en or, par rapport aux précédentes éditions ce qui nous avait placés en quatrième position. Nous devons, au moins, battre notre propre record de médailles.
Pour y arriver, il faut des moyens, des formations, des participations à des compétitions pour acquérir toujours plus d’expérience, et cela, c’est de la responsabilité du Cosic. Nous allons devoir être réalistes : nous ne visons pas la tête du classement, mais nous pouvons faire mieux qu’en 2023 et occuper un rang appréciable sur le tableau. Parmi les trois premiers, pourquoi pas?
Pouvez-vous nous faire un bilan sportif et olympique succinct de ces deux dernières années?
Il est positif. Dans tous les cas, le pays a fait parler de lui sur le continent dans diverses disciplines sportives. Il vient de remporter une médaille de bronze en lutte, aux championnats d’Afrique 2026, une médaille d’argent et deux de bronze lors des championnats d’Afrique de Pétanque 2025.
Par ailleurs, nous avons pris part à notre deuxième Coupe d’Afrique des Nations de football, en 2025, au Maroc.
En natation, nous n’avons pas de médailles, mais nos athlètes sont revenus avec de bons chronos et de belles performances, pareil en taekwondo et en boxe. Les Comores ont un champion de France 2025 en sprint. Au-delà de tout ça, plusieurs disciplines sont, désormais, compétitives et régulières dans les compétitions internationales. Il y a des progrès certains.Tenant compte de ces résultats, je demande à l’Etat de penser à s’investir dans les autres sports.
Ce sont des disciplines qui ne nécessitent pas des gros moyens.
Il faut, seulement, 5 à 10 millions pour représenter le pays à un tournoi international, contrairement au football, qui nécessite un sérieux investissement d’au moins 60 millions par match.Ce soutien peut permettre de développer le pays, sur le plan sportif, à travers des disciplines comme la boxe, la natation, la pétanque, le basketball, la lutte ou d’’autres encore.

