L’ambiance était détendue au siège du Comité d’Organisation des Jeux des Îles (Coji), au cœur de Moroni. La présidente de l’Association des Radios-Télévisions de l’Océan Indien (Artoi), Valérie Filain, en compagnie des membres de son bureau, s’est longuement entretenue avec le président du Coji. Pour la toute première fois en près de cinquante ans d’existence des Jeux des îles de l’océan Indien, les Comores vont en assurer l’organisation du 10 au 19 août prochain. «Soyez assurés de notre soutien et de notre contribution pour la réussite de ces jeux», a déclaré Valérie Filain, qui est par ailleurs directrice régionale de Réunion La 1ère. Rapidement, la présidente est entrée dans le vif du sujet.
Il a été question des 18 disciplines retenues pour la 12e édition des jeux. Au-delà de son caractère inédit et des défis qu’une telle organisation représente pour les Comores, il a surtout été question, pour le bureau de l’Artoi (dont les membres sont par ailleurs patrons de médias), de la couverture médiatique. «Nos médias se préparent à assurer la retransmission des jeux», a déclaré l’ancienne journaliste vedette de Réunion La 1ère. Mais, a-t-elle précisé, «tout dépendra du calendrier et des sites qui accueilleront les compétitions».Le président du Coji a assuré que ledit calendrier «sera disponible dès ce jeudi». «Nous connaissons déjà les lieux où se dérouleront les différentes disciplines», a poursuivi celui qui est également porte-parole de la présidence.
Celui-ci a longuement expliqué que les différents foyers sélectionnés pour abriter certaines disciplines relevaient «du plan B» des autorités, lequel est «validé par le Conseil International des Jeux» (CIJ), l’organe suprême de décision des Jeux des Îles de l’Océan Indien. Cependant, admet-il, «le plan B ne peut constituer un héritage pour les sportifs et pour le pays». «Nous avons un plan A, mais celui-ci demande des moyens financiers importants. Nous sommes à leur recherche», a-t-il encore ajouté. Il voulait sans doute parler des six gymnases préfabriqués grâce auxquels les athlètes pourront continuer à s’entraîner au-delà des jeux. «D’ici fin novembre, avec nos partenaires et pays amis, nous serons fixés», a-t-il assuré.
Pour ce qui est de l’hébergement des athlètes et de leurs accompagnateurs, ce sera dans le village des jeux, à Mwandzaza Djumbe, à quelques encablures de Mitsudje qui abrite le gymnase et la piscine olympique. «3 000 personnes, y compris les sportifs, y seront logées», a rappelé le président du Coji. Ndzuani et Mwali accueilleront-elles des disciplines ? «Si les conditions le permettent», a-t-il fait valoir. Par conditions, il entendait l’hébergement des athlètes et leur sécurité. «Il est prévu que chacune de ces îles accueille une discipline», a-t-il encore dit.
Guilhem Fraissinet, directeur des contenus d’information, est revenu sur la qualité de la connexion et du réseau, indispensables pour la retransmission des jeux. «Est-ce que nous pourrions prévoir Starlink (réseau d’accès à Internet développé par SpaceX du milliardaire Elon Musk, Ndlr), qui est une bonne solution de secours ?», a-t-il demandé après avoir fait part de son incertitude quant à «la qualité de la 5G». À noter que depuis juin 2025, l’Anrtic, l’autorité de régulation, a interdit l’utilisation et l’importation de Starlink, en raison notamment de l’absence de licence. Mohamed Issimaila a répondu «que tout allait être fait pour que la retransmission en direct se passe au mieux».
Encadré le président du Cij Philippe Hao Thyn Voon est attendu le 10 octobre à Moroni, selon le patron du Coji. Il y sera en compagnie d’autres membres du comité. Celui qui est également président du Comité olympique mauricien était venu aux Comores en avril dernier. Au cours de cette mission, il avait inspecté les infrastructures sportives. Il avait admis des avancées notables et noté «d’importants défis à relever».


