Le chargé de la stratégie et de la planification : “Il est essentiel de tenir informés les sportifs et la population pour développer une compréhension commune”
En mission dans l’île de Ndzuani jusqu’à mardi, une délégation du Comité d’organisation des Jeux des îles (Coji) a rencontré, vendredi, les ligues sportives régionales. C’est son premier déplacement dans l’île depuis son installation avec, pour objectif, “d’évaluer les capacités locales et de mobiliser les acteurs sportifs”. A l’issue de cette rencontre, le chargé de la stratégie et de la planification, Mohamed Mbechezi, détaille les ambitions et les perspectives.Le responsable du Coji s’est, d’abord étendu sur la portée de cette visite en mettant en avant un “travail d’observation”. “C’est une visite importante pour nous car elle marque notre première présence officielle dans les îles depuis la nomination de cette structure. Nous avions prévu de venir avec un expert international et le président du Coji, mais cela n’a pas été possible. Mais, nous tenons absolument à maintenir ce contact direct avec les acteurs locaux. Depuis novembre 2023, beaucoup de travaux ont été engagés et il est essentiel de les présenter au mouvement sportif ainsi qu’à la population. Cette démarche vise, donc, à développer une compréhension commune autour des Jeux”, précise-t-il.
“Mesurer ce qui est faisable à Ndzuani”
Il a insisté sur l’aspect technique de la mission centré sur les capacités d’accueil de l’île. “Nous sommes également dans une logique d’évaluation concrète. Nous visitons les infrastructures sportives, les capacités hôtelières, mais aussi les dispositifs liés à la restauration et à la sécurité. Organiser une compétition ne se limite pas aux terrains de jeu. Il faut garantir des conditions optimales pour les athlètes et les délégations. Cette visite nous permet, donc, de mesurer ce qui est faisable à Ndzuani”, a-t-il ajouté. Evoquant la rencontre avec les ligues sportives Mohamed Mbechezi a insisté sur le fait que “avant tout”, ces jeux étaient destinés aux sportifs. “Nous les organisons pour deux raisons majeures : la conquête des médailles et la fierté nationale. Cette fierté n’a pas de prix et doit être le moteur de notre engagement. L’ambition est claire : réussir ce grand rendez-vous à domicile et hisser haut les couleurs du pays. La rencontre avec les ligues a montré un réel enthousiasme, mais aussi une forte attente. Cela nous pousse à être à la hauteur”.
Dans un second temps, il a mis en avant les enjeux organisationnels et humains liés à l’événement : “Nous aurons la responsabilité d’encadrer trois mille jeunes durant deux semaines. Cela implique une organisation rigoureuse et une confiance totale des familles. Nous travaillons avec le ministère de l’Éducation nationale pour éviter que les élèves ne soient pénalisés dans leur parcours scolaire. Au-delà de la compétition, il s’agit aussi de montrer au continent africain que les Comores sont capables d’organiser un événement d’envergure. C’est une question d’image et de crédibilité”.
Le basketball 5×5 à Ndzuani
Enfin, le chargé de la stratégie aborde les perspectives spécifiques à Ndzuani : “Dans ce type d’événement, il est difficile de disperser l’affectation des disciplines pour des raisons logistiques et sécuritaires. Toutefois, au Coji, nous défendons une approche inclusive, afin que toutes les îles puissent bénéficier des retombées des jeux. Si les conditions sont réunies, le basketball 5×5 pourra être organisé à Ndzuani. Des projets d’infrastructures sont déjà validés, notamment des gymnases à Wani et à Mtsamdu, à Misiri”, a-t-il indiqué. Pour finir, il s’est étendu sur les responsabilités collectives et les chances de médailles : “Nous avons engagé des discussions avec les autorités, notamment sur les questions de sécurité et de circulation, afin d’assurer un bon déroulement des jeux. Chaque acteur a un rôle à jouer, car il s’agit de l’image du pays et de notre hospitalité. Sur le plan sportif, nous avons de réelles opportunités de médailles, notamment dans les sports de combat comme le taekwondo, la boxe et la lutte. La pétanque représente également une discipline stratégique, avec un niveau déjà reconnu à l’international”, devait-il conclure.


