L’inquiétude s’accroit face à l’absence de soutien qui est attendu des communautés comme prévu dans le projet

 

Pour faciliter l’accès aux jeunes à des infrastructures et à une pratique du football plus sures et protégées, la Fédération internationale de football amateur (Fifa), appuyée financièrement par l’Agence française de développement (Afd), ont lancés le programme dit FIFa arena qui vise à construire mille terrains de football à l’échelle mondiale. Dans la zone de l’Afrique de l’Est se sont les Comores qui sont retenues avec la construction de dix mini-stades à raison de quatre à Ngazidja et à Ndzuani et deux à Mwali.


Pendant que les localités de Mbudadjuu, Ntsaweni et Hambuu ya waschili à Ngazidja ont inauguré leur mini-terrains, à Mwali les amateurs de football attendent encore. Ici, alors que deux arena sont programmés à Mbwagoma et à Djwaezi, les travaux de construction n’ont toujours pas commencé.
Selon le président de la ligue de football de l’île, ces retards seraient dus aux communautés bénéficiaires de ce projet : “Il s’agit de terrains de quarante mètres de long sur vingt de large.

Pour qu’ils soient construits, il revient à la communauté d’octroyer l’espace et d’y effectuer les travaux de terrassement. La Fifa apporte le gazon synthétique et les autres équipements nécessaires. Or dans notre île, les communautés de ces deux villages tardent à le faire et ce n’est que maintenant qu’elles semblent prendre conscience de l’importance de ces espaces de jeux dans leurs territoires”, a expliqué, lundi dernier, Ahmed Ali Attoumane.


Le haut responsable s’est, en outre, montré “inquiet” face à cette absence de réaction des communautés concernées : “Ces deux localités ont été choisies pour leur démographie et pour l’intérêt que leur jeunes font preuve à l’égard du football. Si les communautés devaient échouer dans ces missions, la ligue se verra dans l’obligation de faire le constat à la Fifa et autres partenaires du projet qui devront choisir entre retenir d’autres cités à la place de Djwaezi et Mbwagoma ou mettre, carrément, un terme au programme dans l’île”, conclue Ahmed Ali Attoumane.Il faut savoir que le plus grand stade de l’île, le Stade El-hadj Ahmed Matoir, bénéficie actuellement, d’un projet de réhabilitation dont les travaux devront débuter en août de cette année.