La clarification de la position des un et des autres laisse penser que le Cij, le Comité Maore et le Coji parlent de la même voix
Le comité d’organisation des Jeux des îles de l’Océan indien (Coji) 2027 a reçu, mercredi 27 mai à son siège, à Moroni, le Comité Maore. L’Ong engagée en première ligne dans la lutte pour le retour de l’île comorienne de Mayotte, dans son “giron légal et naturel”, s’est entretenue avec les membres du cabinet du Coji, présidé par Mohamed Issimaila, pour s’enquérir du statut de la participation de l’île de Maore aux prochains jeux des îles, Comores 2027.
Selon le président du Comité Maore, les prochains jeux de l’Océan indien seront organisés aux Comores.
Par rapport à cela, dr Mohamed Monjoin a déclaré devant la presse que l’objectif de son organisation était de veiller au respect de la Charte des jeux pour ce qui est de la participation de l’île comorienne sous occupation française : “nous avons le devoir moral de nous assurer que toutes les dispositions sont prises pour faire respecter la charte des jeux à tous les participants”.
“Plus jamais de 2015”
“La délégation de l’île de Mayotte doit savoir qu’elle est tenue de respecter les règles qui régissent les Jioi. Elle doit être consciente qu’elle n’aura pas le droit d’arborer le drapeau français, de défiler derrière une bannière portant les couleurs tricolores ou encore de porter des symboles de la France sur ses équipements sportifs”, indique dr Mohamed Monjoin. Le président du comité Maore a fait ces rappels en tirant la sonnette d’alarme par rapport à “l’incident diplomatique” intervenu lors de l’édition de 2015 dans le département français de la Réunion. Lors de la cérémonie d’ouverture, la délégation de Mayotte avait, en effet, défilé derrière le drapeau français.
A en croire le président du Coji, Mohamed Issimaila, cet incident est “derrière nous”. Le “Monsieur Jeux” comorien soutient que cette “expérience vécue en 2015 à la Réunion (la délégation comorienne avait quitté les jeux, nldr), permettra au Coji de “tout anticiper afin de corriger ces erreurs”.
Mohamed Issimaila reste optimiste quant au respect de la charte aux jeux de 2027 : “Vous avez assisté à la réunion du Cij en avril dernier. A cette occasion, les membres du Conseil international des jeux (Cij), (l’instance suprême des jeux, ndlr) ont précisé qu’il n’y avait qu’un texte qui doit être respecté et c’est celui qui a régi les éditions Seychelles 2011, la Réunion 2015, Maurice 2019 et Madagascar 2023”.
Au total, il est permis de penser que le Cij, le Comité Maore et le Coji parlent d’une même voix.

