L’association «Supporters de Gombesa» est sur le terrain pour «sensibiliser davantage» l’opinion sur les violences dans et autour des stades de football en particulier. La campagne a débuté le 21 juillet dernier à Male ya Mbadjini dans le sud de l’île de Ngazidja. Le message était clair : «Les terrains de football ne sont pas des rings de boxe». Le surlendemain, ils se sont rendus plus au centre de l’île, à Shuwani, pour le même message à l’intention, particulièrement, des jeunes de 16 à 35 ans.
«Notre objectif est clair, nous voulons tout faire pour éradiquer les violences car le sport et les actes barbares que nous assistons ces derniers temps dans nos terrains de jeu ne vont pas ensemble. Nous faisons également appel à tous les Comoriens pour qu’ils se rallient à cette cause car c’est ensemble que nous pouvons y arriver. Les portes de notre association sont grandes ouvertes», appelle le président de l’association Supporters Gombesa, Nadhirou Youssouf Assoumani.
Supporters Gombesa n’est pas la seule structure à se préoccuper de cette situation préoccupante qui prévaut dans les stades de football du pays. Le Comité national olympique (Cosic), tout comme la société de télécommunication, Telco, ont déjà lancé la campagne «Amani» pour zéro cas de violence dans les stades, mais le niveau de la violence est toujours inquiétant. Selon certains, les actes de violence dans les stades de football auraient même augmenté.«Etant une association de supporters de l’équipe nationale de football, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas réagir face à cette situation. Nous ne pouvons pas nous cloitrer dans la seule mission de supporter les cœlacanthes pendant que nos terrains de football sont devenus des champs de bataille. Nous allons continuer notre sensibilisation pour tenter de changer la donne», renchérit le président de l’association.
Les Comores ont, encore en mémoire, la mort du jeune supporter de 17 ans, décédé le 20 mars 2022, suite à l’agression subie à l’occasion de la demi-finale de la Coupe des Comores de Ngazidja opposant Volcan club de Moroni à Ngaya club de Mde.Par ailleurs, de nombreux arbitres et autres officiels affirment ne pas se sentir suffisamment en sécurité dans la conduite de leur mission. Il est vrai que certains d’entre eux ont, trop souvent, fait l’objet d’agression de la part de joueurs, mais aussi et surtout de supporters. Cela, malgré les sanctions parfois sévères, et les multiples opérations de sensibilisation.