Des staffs estiment que le temps de récupération est court et qu’il n’y a pas suffisamment de temps pour se remettre en forme
Les footballeurs, évoluant au niveau de l’élite de Ngazidja, sont en pleine trêve pendant ce mois de ramadhwani. Joueurs et membres du staff technique, observent, entre le 15 février dernier et le 20 mars prochain, un repos d’un mois. Pendant cette période du jeûne musulman, la ligue de Ngazidja a suspendu toute activité sportive officielle pour toutes les douze équipes engagées dans le championnat de première division. La compétition va reprendre le 28 mars prochain par sa quinzième journée.
Cependant, cette situation ne semble pas faire l’affaire de certains staffs techniques : «Ce qui devrait être la semaine de récupération et de préparation sera notre semaine de reprise», se plaint, à ce propos, l’entraîneur d’Atomic ngome de Ntsudjini, Zainoudini Msoili. Pour lui, la commission chargée des compétitions «n’a pas pensé à la forme» des joueurs : «En effet, la fête de l’aïd el-fitr aura lieu le 18 ou le 19 mars, ce qui nous laissera, au maximum une semaine de récupération, de remise en forme et préparation du championnat», explique-t-il.
Allant dans le même sens, l’ancien réparateur physique de l’équipe nationale locale, Zakaria Adam, estime que ce temps de récupération est trop court et que les joueurs n’auront pas suffisamment de temps de se remettre en forme. Pendant cette trêve, certaines formations, à l’image du Volcan club ou encore de l’Us Zilimadjuu tentent de s’organiser, tant bien que mal.Elles se préparent à des séances d’entraînement de remise en forme les soirs de la deuxième quinzaine du ramadhwani. Cela leur est possible du fait que leur pelouse, le Stade de Moroni, est dotée d’éclairage.
Mais, tous les clubs n’ont pas ce «privilège». Angélus club de Mwandzaza ya bwani, par exemple, n’a pas cette possibilité de travailler en soirée. «Nous allons préparer la dernière phase du championnat dans des conditions peu confortabales. Nous serons obligés de travailler pendant le mois de ramadhwani en commençant par des joggings». Tous ces clubs craignent qu’ils n’enregistrent des blessés lors de la quinzième et seizième journée.

