«… Il est devenu clair que le projet a créé des divisions (…) qui ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif initial.... La proposition ne sera, donc, pas retenue»

 

La Fédération internationale de football (Fifa) a annoncé, la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, via son président, avoir renoncé, à son projet proposé il y a cinq jours, d’ouvrir des compétitions de l’association à des investisseurs privés.Selon Gianni Infantino, l’organisation de la Coupe du monde couterait cher et son instance a songé à impliquer des bailleurs financiers privés. Le projet avait suscité une grosse polémique entre des confédérations membres de la Fifa, notamment de l’Union des associations de football d’Europe (Uefa), et des oppositions venues d’horizons divers.Les réactions ont suscité de nombreuses critiques et, même, soulevé des interrogations sur l’avenir du tournoi et, plus encore, sur ses valeurs.


C’est, manifestement, cette salve de réactions qui a fait revenir la Fifa sur ce projet.
En effet, dans un communiqué rendu public la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, le patron de l’instance, Gianni Infantino, a déclaré revenir sur sa décision. A ce propos, notre confrère français, Ouest-France, a rapporté que le patron du football mondial a, dans un communiqué, annoncé qu’«après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est devenu clair que le projet a créé des divisions (…) qui ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif initial». «Notre but a toujours été, et sera toujours, d’unir et de progresser. La proposition ne sera, donc, pas retenue», a conclu le communiqué.


Peu avant cette sortie de Gianni Infantino, plusieurs dirigeants des fédérations membres de la Fifa avaient réagi. Du côté de la Fédération comorienne de la discipline, son président, Saïd Ali Saïd Attouman, s’est voulu «très explicite et réaliste» sur le combat mené au quotidien mais, aussi sur la préservation de l’indépendance de la Fifa et des valeurs du football. «Le débat doit être ouvert mais, on ne doit pas s’aligner systématiquement sur les Européens (…) nous sommes des grands garçons (…) nous voulons, aussi que la Fifa garde ses valeurs.

On ne crée pas une société, uniquement, pour gagner de l’argent. Mais si les Européens ont des meilleures propositions, cela peut nous intéresser. Si on prend 20 millions, sous certaines conditions, c’est énorme pour nous! Comme vous savez, nous avons, par exemple, du mal à payer nos salariés».  Malgré les divergences de vue, la Fifa a tranché en renonçant à son projet de vendre ses compétitions, dont la Coupe du Monde, à des investisseurs privés. Désormais, il est clair que ce projet n’est plus d’actualité à trois ans de l’organisation de la prochaine Coupe du Monde, «Espagne, Maroc, Portugal 2030».