De haut de ses 24 ans, le gardien de but du Rc Lens en prêt à Francs borains a fait l’unanimité sur la qualité de sa prestation

 

Le portier de l’équipe des Comores a disputé sa toute première phase finale d’une Coupe d’Afrique des Nations. A 24 ans, il a marqué les esprits pour avoir bien gardé sa cage. Grâce à ses arrêts décisifs, ses parades et ses belles sorties aériennes, Yannick Pandor a sauvé à plusieurs reprises son groupe.

Le gardien du club belge, Francs borains, a mis tout le monde d’accord dès son premier match du 21 décembre 2025 contre le Maroc : «son arrêt magnifique du penalty de Soufiane Brahimi l’a relancé dans la compétition. C’était un bel arrêt sur un bon timing. Il avait un bon appui et est parti du bon côté. Après cette action, il a mis davantage ses coéquipiers en confiance», a commenté le chroniqueur sportif de  l’Ortc, Soidri Saïd. De l’avis de plusieurs supporters comoriens, le numéro 16 comorien a mérité le titre d’Homme du match d’ouverture, qui a été, cependant, attribué à Brahim Diaz.

Le nouveau chouchou

Les exploits du natif de Marseille ont repoussé de justesse plusieurs dangers contre ses filets. Celui qui est formé au Racing club de Lens, en France, devient désormais le nouveau chouchou du public comorien : «j’ai traversé des kilomètres, de Rabat et Casablanca, pour aller le voir contre la Zambie. Lors de ce match, il m’a beaucoup séduit par son jeu, ses réflexes et surtout par le sourire qu’il garde en permanence sur le terrain. C’est un très bon gardien de but», a soutenu la supportrice des Comores, Fatima A. Kaou.


Pour sa part, Aïcha Abdallah – qui avait fait le déplacement de la France au Maroc pour l’équipe nationale – affirme qu’elle n’a rien à regretter de s’être investie pour les Coelacanthes : «j’ai assisté à une très belle compétition. J’ai vu des très bons matchs, notamment, «Maroc contre Comores», dit-elle avant de marteler, par-dessus tout : «Yannick Pandor a été mon coup de cœur dans cette Can. Je me suis rendue à l’hôtel de l’équipe pour le rencontrer et lui dire, de vive voix, que j’étais une de ses fans».

«Bon durant toute la compétition»

Yannick Pandor a encaissé, seulement, deux buts en trois sorties. Il a, ainsi, réussi deux clean sheets face à la Zambie et contre le Mali. Cela après avoir gardé ses cages inviolées. L’entraîneur des gardiens de but des Coelancanthes, Djamel Dahmani, a soutenu que son protégé a été «bon» sur l’ensemble de la compétition : «Il a montré du caractère. Il a joué sans pression. Il a été à la hauteur de la compétition et a beaucoup aidé l’équipe sur l’ensemble des trois matchs», devait-il assurer.

Sur les traces de son grand-père

L’une des qualités du jeune portier est sa corpulence. Il mesure 1,92m pour environ 80kg, il a la taille qu’il faut pour être un rempart moderne. «Il joue aussi avec les deux pieds et il est costaud athlétiquement. Il a tout des caractéristiques d’un gardien de but professionnel», apprécie, de son côté, son partenaire des cages, Adel Anzimati Aboudou. Côté humain, «Yannick» est un très bon gars : «Il m’aide beaucoup. Lors de notre match contre le Ghana, par exemple, il m’a beaucoup conseillé avant et pendant le match.

 On a toujours eu une relation très saine», décrit le gardien de but de l’équipe arménienne, Ararat Erevan. Yannick Pandor a joué la Can derrière «son frère», et défenseur central, Yannis Kari. Pour la «petite histoire», il faut savoir que Yannick Pandor suit les traces de son grand-père maternel, Hamadi Kari alias Djongali… un ancien gardien de but international comorien. Tout le monde a, en mémoire, ses débuts en sélection le 25 mars 2022 au stade de Maluzini. Il avait, à cette occasion, signé son premier cap sur une victoire contre l’Éthiopie (2-1), en match amical.


L’originaire de Mdjwaezi ya Hambuu et Bweni ya Bambao s’impose comme l’un des joueurs clés de Stefano Cusin. En 2022, Comoros football 269 a rapporté des propos de sa mère, Angaya Kari, marquée par la fierté de voir «Yannick  suivre les pas de son grand-père».
Yannick est bien parti pour écrire pendant plusieurs années une belle histoire avec les Coelancanthes. Assurément.