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Santé publique : le paludisme toujours présent à Ngazidja

Santé publique : le paludisme toujours présent à Ngazidja

Santé | -   Abouhariat Said Abdallah

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L’épidémie n’a cessé d’augmenter jusqu’en 2018 où 19.000 cas ont été enregistrés. Les projections indiquaient que si rien n’est fait, l’on arriverait à 24.000 cas en 2019. Et en janvier 2019, il y a eu une légère augmentation par rapport à la même période l’année dernière.

 

Malgré les efforts fournis par le pays à travers le programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) pour faire baisser le paludisme, la maladie ne cesse d’augmenter au niveau de Ngazidja. Selon le coordonnateur du Pnlp, Dr Anfane Bacar, depuis 2017, les responsables en charge des programmes de veille ont noté une tendance d’augmentation des cas de paludisme.


L’épidémie n’a cessé d’augmenter jusqu’en 2018 où 19.000 cas ont été enregistrés. Les projections indiquaient que si rien n’est fait, l’on arriverait à 24.000 cas en 2019. Et en janvier 2019, il y a eu une légère augmentation par rapport à la même période, l’année dernière. «Cette augmentation a été constatée dans trois districts sur les sept de Ngazidja, à savoir le centre, le Hamahame et Mitsamihuli».


Dans le centre, les cas sont concentrés à Mkazi, Mapvinguni, Selea, Mvuni, Itsandra Mdjini, Mbangaani, Hantsambu, Moroni coulée, Maluzini et Oasis. A Mitsamihuli, sur 38 localités, les cas sont présents dans les 5 : Uziyo, Ndzauze, Djomani, Kuwa et Twayifa. Et dans le Hamahame, le paludisme est concentré à Mmwadja, Mbeni, Itsandzeni, Hadjambu, Sada shihuwe ainsi que Shezani ya Mbwanku. Il précisera que les 2/3 des cas de Ngazidja proviennent de ces villages.


Dr Anfane Bacar montrera que la moitié des personnes atteintes du paludisme à Ngazidja vient de Mkazi. Ainsi, le Pnlp a entrepris des actions permettant de réduire le nombre de personnes atteintes du palu. Une équipe se trouve actuellement sur le terrain et fait une enquête sur l’utilisation des moustiquaires. Une autre équipe fait un prélèvement de masse et traite les cas positifs à Mkazi.


« Pour Mkazi, nous avons fait 800 prélèvements et 200 se sont avérés positifs et toutes ces personnes sont traitées au fil du temps. Ici, plusieurs citernes non couvertes contiennent des larves et sont positifs. Et plusieurs personnes n’ont pas de moustiquaires. Nous devons leur en doter », a-t-indiqué. De même, des équipes du programme sont reparties dans les localités touchées pour faire un prélèvement et un traitement pour les cas positifs.


Pour le coordinateur, au mois d’avril dernier, une légère baisse a été constatée par rapport aux trois premiers mois passés, mais la tendance a augmenté après le passage du cyclone Kenneth. Il indiquera toutefois qu’il ne peut pas juger l’impact du cyclone car la période allant du 1er janvier au mois de juin est jugée « période de haute transmission ». Et à partir de juin, on entame une phase de basse transmission.

« Vu les actions en cours, nous estimons qu’à partir de ce mois de juillet, nous allons mener la courbe en dessous de la tendance actuelle », devait-il faire savoir.


Le chef du Pnlp souligne que parfois des cas de doublon sont enregistrés. « Une personne voit un médecin, diagnostique un cas positif, mais la personne diagnostiquée ira voir un autre médecin encore au bout de quelques jours, et le cas s’avérera toujours positif si le traitement n’est pas fini. J’appelle les patients, à suivre et finir le traitement du paludisme et à ne pas se rendre dans deux structures différentes car cela nous induit en erreur quant à l’évaluation de la situation », a-t-il interpellé.


Pour ce qui est du traitement de masse, le programme est toujours en plein préparation. Le traitement a été retardé pour des raisons techniques, il sera lancé à partir du mois de septembre. « Mais avant le traitement de masse, nous allons faire la pulvérisation intra domiciliaire dans tous les foyers de Ngazidja », a annoncé Dr Anfane Bacar.


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Asa

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