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Al-Watwan ou La seconde indépendance

 

Dans sa marche du dernier quart de siècle, Al-Watwan a connu des hauts et des bas. La périodicité a evolue au fil du temps. De sa création à mensuel, il deviendra bimensuel, hebdomadaire, bihebdomadaire Puis quotidien. Ces jeunes panaches fabriquent alors d'autres supports à l'image du magasin et de l'hebdomadaire en arabe. Le Lancement officiel du Premier Journal des Comores, dix ans après le 6 juillet 1975, est considéré comme la seconde indépendance des Comores vis-à-vis de l'étranger en matière de couverture, par la presse écrite, de l'actualité du pays. Aussi, Deux mille internautes visitent par jour le site d'Al-Watwan, soit une fréquentation mensuelle oscillant entre 50 et 60.000 visites.

 

Al-watwan  a sorti son premier numéro, en format magazine, le 6 juillet 1985 à l’occasion de la célébration du dixième anniversaire de l’accession des Comores à la souveraineté internationale. Le lancement officiel du Premier journal des Comores  - comme il est mis en évidence en haut de sa manchette - consacre la seconde indépendance des Comores vis-à-vis de l’étranger en matière de couverture, par la presse écrite, de l’actualité du pays. 

“Echo des Comores  / Al-watwany ” - le choix n’ayant pas encore été fait -, telle était l’appellation du canard à sa naissance. Le mensuel prendra ensuite, dans son deuxième numéro, le format tabloïd et l’appellation “Al-watwany”  avant que des linguistes arabes ne suggèrent d’enlever le “y”. Le journal d’Etat naquit sous l’emprise du parti unique; il est resté longuement l’instrument de propagande du régime.

 

Vendre non,fabriquer oui !

 

Des journalistes, lassés du bâillonnement exercé par le régime dictatorial soutenu par les mercenaires, ont rendu le tablier et certains se sont installés à leur propre compte, d’autres encore sont partis vers d’autres horizons. La censure avait atteint son paroxysme. L’information étant rattachée au ministère de l’Intérieur, c’est donc le premier

flic du pays qui autorisait la publication et assurait un contrôle stricto sensu de son contenu.

Le ministre de l’Intérieur et de l’information de l’époque signifiera clairement, un jour, aux journalistes et responsables de la publication qu’il ne leur a “pas été demandé de vendre un journal,mais de le fabriquer, un point c’est tout”.

Il est important de souligner que c’est grâce au projet Appui médias, porté par la coopération française aux Comores pendant une quinzaine d’années, que le journal Al-watwan a fait ses premiers pas et a réussi à se relever avant que la France ne lui retire son assistance financière et technique quelques années plus tard.

La périodicité d’Al-watwan  a évolué au fil du temps. De mensuel à sa création, il deviendra bimensuel en 1987, soit deux ans plus tard. En 1989, le journal se transforme en hebdomadaire et ce, jusqu’au 25 mars 2008, soit dix-neuf ans après.

 

Le débarquement au quotidien

 

Entre-temps, l’équipe de la Rédaction avait tenté une brève expérience bihebdomadaire, entre mars et mai 2006, pour assurer une meilleure couverture des premières  élections présidentielles véritablement libres et transparentes des Comores. 

Depuis le débarquement militaire à Ndzuwani, le 25 mars 2008, Al-watwan  expérimente la parution quotidienne. La direction et la Rédaction ont voulu, à l’origine, apporter leur soutien à l’effort militaire en informant la population, en temps réel, de la situation sur le terrain. Quatre ans plus tard, le journal tient bon.

 

Jeunes plumes à l’honneur

 

Mais, dans samarche de ce dernier quart de siècle, Al-watwan  a connu des hauts et des bas. Le journal a d’abord souffert de la censure systématique du régime Abdallah. La chute de ce pouvoir despotique en 1989 a fait souffler un certain vent de liberté. Et l’hebdomadaire a engagé depuis une bataille contre les apprentis prédateurs de la presse dans le pays.

“A Al-watwan, les libertés n’ont pas toujours été, uniquement, qu’un combat solitaire mené par des journalistes face à des gouvernants anti-démocratiques et méchants” , témoignait un grand journaliste de la maison à l’occasion de la sortie du 1000ème numéro en 2007.

La mise en examen du journaliste Ben Abdallah et du directeur d’Al-watwan , Youssouf Moussa, à la suite d’un article publié dans l’édition n°394 (du 22 au 28 décembre 1995) sur la corruption de certains magistrats comoriens avait défrayé la chronique en janvier 1996. Soutenu par les associations et les personnes éprises de liberté, le journal avait organisé sa défense autour de Me Larifou Saïd et Me Michel Folio.

A Al-watwan , les hommes et les femmes y entrent et en sortent, d’autres poursuivent encore l’aventure. Ils ont tous écrit ou écrivent ensemble l’histoire du pays.

L’équipe de la Rédaction d’Al-watwan , qui sort depuis 2010 un magazine mensuel, s’est pourvue de jeunes plumes qui améliorent, au fil des temps, la qualité et la substance du contenu de chaque livraison au quotidien ou mensuellement.

 

Et les internautes

 

Le journal s’est aussi enrichi d’un hebdomadaire en arabe depuis 2000. D’abord relié à la version française, ce service est devenu aujourd’hui autonome.

Al-watwan  figure depuis 2001 sur le portail de la presse comorienne avec d’autres titres comoriens édités localement et à l’extérieur. Mais à l’ère des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic), la direction du journal a opté pour lamise à disposition des internautes d’un site web propre à Al-watwan .

Depuis 2008, le journal dispose donc de son nom de domaine www.alwatwan.net et met en ligne quotidiennement l’actualité aussi bien en français qu’en arabe ainsi que le format Pdf du quotidien, du magazine et de l’hebdomadaire en arabe.

En moyenne, deux mille internautes visitent par jour le site d’Al-watwan , soit une fréquentation mensuelle oscillant entre 30 et 50.000 visites.

 

Mohamed Soilihi Ahmed